taquin
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(1411) De l’ancien français taquehan (« assemblée illicite d'ouvriers, émeutier ») puis tacain (« gueux, bandit ») et enfin taquin (« avare »).
Littré explique « Le radical paraît être tac (« clou, ce qui attache ») ; le taquin étant tenace de ce qu'il possède » et l’apparente à tacaño (« avare ») en espagnol, taccagno (« avare ») en italien, poursuivant : « Une autre étymologie, séparant taquin de taccagno, dit que le taquin, avare, a été nommé ainsi à cause de l'avarice d'un officier de la bouche chez Louis XI, nommé Taquin ».
L’ancien français est issu du moyen néerlandais *takehan composé de taken (« prendre, agripper ») et de Han (« Jean »).
=== Adjectif ===
taquin \ta.kɛ̃\
(Désuet) Avare.
Courtenvaux était avare et taquin, et, quoique modeste et respectueux, fort colère. — (Saint-Simon)
Qui prend un malin plaisir à contrarier ou à chicaner.
Cet enfant est taquin.
Il a l’humeur taquine.
Un grand homme sec et mince, le visage en lame de couteau, le teint pâle, à parole brève, taquin comme une vieille fille, méticuleux comme un chef de bureau. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
Il la pressa de répondre pendant qu’ils étaient seuls ; elle répliqua, un peu taquine, qu’il était tard, qu’elle n’attendait plus de visites, et qu’il n’y avait que son mari qui pût entrer maintenant. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 21)
il nous exposa longuement toutes les misères du soldat, les dégoûts de la caserne, les exigences taquines de l’étiquette, toutes les cruautés de l’habit, l’arrogance brutale des sergents, l’humiliation des obéissances aveugles, l’assassinat permanent de l’instinct et de la volonté sous la masse du devoir. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 46, 2012)
Relatif à Mesmay, commune située dans le département du Doubs.
==== Dérivés ====
taquiner
taquineur
taquinerie
==== Traductions ====
=== Nom commun 1 ===
taquin \ta.kɛ̃\ masculin (pour une femme, on dit : taquine)
Personne qui chamaille, plaisantin.
Petit taquin.
Laissez là ce taquin.
Dans l’obscurité que le gaz baissé fait au Cirque, Gianni dormait couché à terre, quand d’une vapeur bleuâtre s’élançait Nello, figurant, dans l’intermède poétique, un de ces lutins malfaisants, un de ces follets taquins des pays de montagnes et de lacs. — (Edmond de Goncourt, Les Frères Zemganno, page 186, Charpentier, 1879)
==== Traductions ====
=== Nom commun 2 ===
taquin \ta.kɛ̃\ masculin
(Jeux) Jeu de taquin.
On peut également donner au taquin la forme suivante : a b с d e f ho h р O n m 1 k j i Supposons que o désigne la case vide. — (C. Henry, Encore le taquin, in Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique du 15/07/1880)
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
Nancy (France) : écouter « taquin [Prononciation ?] »
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
=== Voir aussi ===
taquin sur l’encyclopédie Wikipédia
=== Références ===
Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (taquin)
Cette page utilise des renseignements venant du site habitants.fr.
== Ancien français ==
=== Étymologie ===
Voir taquin ci-dessus pour des explications détaillées.
=== Nom commun ===
taquin *\Prononciation ?\ masculin
Avare.
Icelui Pierre appela le suppliant arlot taquin… qui veut autant dire… truand, bastard. — (Lettres de remission, 1411)
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
Les courtisans estimoient Louis XII un taquin, pour estre plus retenu en ses dons. — (Pasquier)
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
Nous disons avare ou avaricieux, eschars, taquin. — (H. Estienne, Précellence)
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
==== Dérivés dans d’autres langues ====
Français : taquin
=== Références ===
« taquin », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage