frairie

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (1165) Du latin fratria qui nous donne aussi fratrie. Le sens propre est « assemblée », de là « fête, gala ». === Nom commun === frairie \fʁɛ.ʁi\ féminin (Histoire, Catholicisme) Subdivision d'une paroisse, durant l'Ancien Régime. […] ; La Trinité-Surzur, qui s'appela aussi Trinité-de-la-Lande, était une frairie de Surzur séparée en 1790, et sa chapelle de la Trinité relevait de l'hôpital de Vannes ; […]. — (Michel de Galzain, Les chapelles de nos saints, Le Morbihan pittoresque et disparu, Vannes (?) : chez l'auteur, 1971) (Régionalisme) Fête de village, kermesse. C’est aujourd’hui la frairie dans tel endroit. Aller à la frairie. Tréteaux où des musiciens habillés en houssards soufflent frénétiquement dans des trombones bossués, voitures de somnambules, tables d’escamoteurs, hercules qui jonglent avec des poids, danseur de corde ayant pour balancier un énorme mirliton, chevaux de bois qui tournent dans un immobile galop, c’était tout une immense frairie foraine ; et, dans une musique enragée, où le tonnerre des grosses caisses épouvante et disperse les cliquetis de chapeaux chinois, devant un brasier gigantesque de jeunes chênes écroulés en tisons, rôtissait en puant, cornes et cuir, un bœuf entier ! — (Catulle Mendès, Le Roi Vierge, page 65, Édouard Dentu, 1881) (Vieilli) Partie de divertissement et de bonne chère. Un loup donc étant de frairieSe pressa dit-on tellementQu’il en pensa perdre la vie. — (Jean de La Fontaine, Le Loup et la Cigogne, 1678) Une indigestion l’avait étouffé. Son estomac famélique n’était pas habitué à de telles frairies. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, chapitre XXII) La Saint-Vincent aux Ruhautes ? Une franche frairie où bien des records d’endurance étaient battus : sept heures à table pour dîner, une petite sortie pour pencher l’eau sur le fumier, et l’on repartait pour le souper. En tout, douze heures à table. — (Henri Vincenot, Le Pape des escargots, 1972, page 295) La venue de cet humaniste, bruissant de rumeurs parisiennes tamisées par des palétuviers, donna à notre frairie les dimensions d’un club d’hommes. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 75) Frédéric était de ceux qui sacrifient encore à l’usage de s’habiller quand ils sont de frairie ; il est vrai qu’il ne sortait presque jamais. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 118) Le gui a, du reste, un concurrent redoutable dans un autre végétal d’hiver, auquel on l’associe de plus en plus dans la décoration des frairies noélesques : je veux parler du houx. C’est cette opposition, vraisemblablement, qui a déterminé sa vogue. — (Jean-Paul Kurtz, Fêtes et Coutumes Populaires, BoD/Books on Demand France, 2012, page 123) ==== Synonymes ==== fête de village fête foraine géosynonyme ducasse (nord, Wallonie) assemblée (Maine, Anjou) pardon (Bretagne) préveil (Vendée, Loire-Atlantique) vogue (Lyonnais, Savoie, Suisse) ==== Apparentés étymologiques ==== confrérie frérèche ==== Traductions ==== === Prononciation === Mulhouse (France) : écouter « frairie [Prononciation ?] » === Anagrammes === → Modifier la liste d’anagrammes === Voir aussi === frairie sur l’encyclopédie Wikipédia === Références === « frairie », dans Dictionnaire de l’Académie française, première édition, 1694 → consulter cet ouvrage « frairie », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (frairie) « frairie », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage