trophée

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (1488) Du latin tropaeum (« trophée ») devenu trophaeum en bas latin. === Nom commun === trophée \tʁɔ.fe\ masculin (Antiquité) Dépouille d’un ennemi vaincu, que l’on mettait ordinairement sur un tronc d’arbre dont on avait coupé les branches. Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter) Dépouille d’un vaincu. Louis XVI cria son innocence sur l'échafaud, mais Santerre fit couvrir sa voix par le roulement des tambours. Sa mort fut atroce. Il se débattit et le couperet mutila sa mâchoire sans décoller sa tête. Affreux trophée que le fils du bourreau brandit à la place de son père, écœuré, devant une foule stupéfaite, puis en transe. — (Le Figaro, 1er juillet 1989) Assemblage d’armes, de drapeaux, élevés et disposés avec art, pour conserver le souvenir d’une victoire, d’une conquête. Dresser, élever, ériger un trophée. Sculpter des trophées sur un arc de triomphe. Un trophée peut désigner aussi un édifice, spécialement érigé en l'honneur d'une victoire. Exemple : Trophée des Alpes à la Turbie. Panoplie d'armes suspendues au mur. Maurevel détacha une arquebuse d’un trophée. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III) (Sens figuré) Victoire. Fier de tant de trophées. De glorieux trophées. (Sport) Récompense remise au vainqueur dans une compétition sportive. Je leur fis voir des photographies de ma croisière, mes trophées de tennis et jouai en leur honneur sur le gramophone quelque disques de Granados. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929) (Art) Ornement représentant un assemblage de divers objets employés dans une science ou dans un art, et qui en sont comme les attributs. Il avait fait sculpter sur les lambris de son salon des trophées de musique, d’astronomie, de chasse, de labourage, etc. ==== Notes ==== Peu de noms masculins se terminent par -ée en français. Hormis trophée, il s’agit de : Alcée, Alphée, Amédée, androcée, apogée, athée (épicène), athénée, Borée et borée, caducée, camée, Céphée, cicisbée, Circée, Colisée, Colossée, conopée, coryphée (épicène), Cychrée, écomusée, Élysée et élysée (adjectif épicène), Empyrée et empyrée, Énée, érythrée (adjectif épicène), Eunée, Galilée, gynécée, hyménée, hypogée, Irénée, Lénée, lépidostée, lépisostée, Lycée et lycée (adjectif épicène et nom), Macchabée et macchabée, mausolée, Morphée, Musée et musée, Nérée, nymphée, odée, Odyssée, Œnée, Orphée, périgée, périnée, Persée, Phinée, (Le) Pirée, pongée, propylée, Protée et protée, Prytanée et prytanée, Ptolémée, pygmée (épicène), Pyrénée et pyrénée (adjectif épicène), romanée, scarabée, sigisbée, spondée, tarpée (adjectif épicène), Thaddée, Thésée, Timothée, trochée, vosne-romanée et zée.La plupart de ces mots sont issus d’emprunts latins d’origine grecque se terminant par -eus (< -ευς ; par exemple, Thésée), -ēus/-ēum (< -ειος/-ειον ; par exemple, lycée [adjectif] / lycée/Lycée [noms]), -æus/-æum (< -αιος/-αιον ; par exemple, pyrénée/Pyrénée) ou plus rarement -ius/-ium (< -ιος/-ιον ; par exemple, élysée/Élysée).Les mots issus de termes latins en -āneus (suffixe proprement latin, formé de -ānus + -eus), comme méditerrané, momentané ou spontané, s’écrivent désormais avec la terminaison -ané. Le Dictionnaire de l’Académie française écrivit ces derniers mots avec -anée dans ses quatre premières éditions avant d’adopter la graphie actuelle à partir de la cinquième édition. ==== Dérivés ==== chasse au trophée ==== Apparentés étymologiques ==== tropaïque tropéophore ==== Apparentés étymologiques ==== 🏆 (U+1F3C6) ==== Hyponymes ==== coupe ==== Vocabulaire apparenté par le sens ==== trophée figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : braconnage. ==== Traductions ==== === Prononciation === France (Nancy) : écouter « trophée [tʁɔ.fe] » France (Lyon) : écouter « trophée [tʁɔ.fe] » France : écouter « trophée [tʁɔ.fe] » Département de Daloa (Côte d'Ivoire) : écouter « trophée [Prononciation ?] » === Voir aussi === trophée sur l’encyclopédie Wikipédia === Références === Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (trophée)