timorité

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (Attesté en 1748) Dérivé de timoré, avec le suffixe -ité. ==== Attestations historiques ==== On appella le Vicaire de la paroiſſe, qui, après avoir entendu ſa Confeſſion, parla avec éloge du mourant, en qui il avoit remarqué ſpécialement une timorité de conſcience (ce ſont ſes termes) dont il n’avoit pas vu de pareille. — (Nouvelles Ecclésiastiques, 19 mars 1748, dans recueil de 1748, page 47, au ⅔ de la 1ère colonne → lire en ligne) On appella le vicaire de la paroisse, qui, après avoir entendu sa confession, parla avec éloge du mourant, en qui il avait remarqué spécialement une timorité de conscience (ce sont ses termes) dont il n’avait pas vu de pareille. M. Destourmelle, poussé par la timorité de son ame & la sainteté de son serment à ses commettans, a lu l’article de ses cahiers qui lui enjoint de maintenir & conserver la constitution du Cambresis, jurée par Louis XIV en 1677. — (Étienne Le Hodey de Saultchevreuil, Journal des États généraux / Journal de l’Assemblée nationale, tome 10, Paris, 1790, pages 285-286 → lire en ligne) === Nom commun === timorité \ti.mɔ.ʁi.té\ féminin (Psychologie), initialement (Religion) Caractère d’une personne qui est timorée. Ici je me heurtais à une difficulté morale qui a été le plus grand défaut de mon cher et regretté ami, le seul obstacle qui l’ait empêché de se faire la place dont il était digne. Auguste Bruas avait une timorité invincible : il se défiait de lui-même avec une modestie dont les conséquences étaient déplorables ; il rêvait de trouver un éditeur ; mais, certainement, il eût fallu le prendre de vive force pour le conduire dans le cabinet de cet éditeur, mème si celui-ci se fût offert de bonne volonté. — (Élie Sorin, « Auguste Bruas », dans Revue de l’Anjou, nouvelle série, tome 10, Germain et G. Grassin, Angers, 1865, page 110 → lire en ligne) La Constitution est une barrière qui, une fois dépassée, ne peut plus arrêter la course vagabonde des ambitieux qui l’ont violé. Voyez le conseil des 500, il ne se fait pas le plus léger scrupule de franchir les limites constitutionnelles. En toute occasion il n’a plus cette pudeur, cette timorité qui donnait quelque espoir dans le principe. […] L’habitude inconstitutionnelle a déjà dégénéré en nature, les meneurs s’en aperçoivent ; mais la race moutonnière de l’énorme centre législatif n’y voit plus clair. — (Auguste Matton, « Caignart de Mailly », dans Mémoires de la Société académique des sciences, arts, belles-lettres, argriculture & industrie de Saint-Quentin, par ladite société, 4e série, tome IV, 1881, page 267 → lire en ligne) Le devoir impérieux des juges était donc de surseoir à la sentence, sinon de pardonner. Hélas! ils n’osèrent pas. Par timorité, par manque d’énergie, par absence d’initiative et de virilité, ils appliquèrent au malheureux prêtre le cliché fatal de leurs jugements habituels et l’envoyèrent au supplice. — (Marc de Vissac, Le tribunal criminel du Puy-de-Dôme, Ulysse Jouvet, Riom, 1897, page 39 → lire en ligne) Debout, couché. Ces deux façons si différentes de voir la bataille ; — Tolstoï a indiqué superbement cela, mais je voudrais l’exprimer aussi dans la vie comparée à une bataille, vision différente : ou bravoure ou timorité. — (Alphonse Daudet, « Notes sur la vie », dans La Revue de Paris, tome 2 : mars-avril 1899, Paris, page 19 → lire en ligne) Sa « timorité » se manifestera longtemps par la crainte de rougir (erythrophobie) ou d’avoir le nez rouge (ereuthrophobie). — (Jean Toulemonde, La caractérologie, Payot, Paris, 1951 (& réédition numérique FeniXX), page 159 → lire en ligne) Ne cherchant plus dès lors à maîtriser mes émotions, de colère contre mes oppresseurs, d’amour pour mon peuple et d’admiration pour mon aptitude à servir ma cause sans égoïsme ni timorité, de ce pas qui supporte si valeureusement le poids des bombes et des injustices, je marche, feinte, m’infiltre, grimpe, me cache, inspire. — (Kenan Görgun, « Demande à la poussière », dans Le rendez-vous de Bethléem, no 246, 2002 → lire en ligne) L’analyse a fait émerger environ cent vingt problèmes, susceptibles d’affecter la sensibilité humaine, même dans l’hypothèse du fonctionnement normal d’un psychisme normal. Ils se rangent en six classes, définies par trois dimensions, présentant chacune deux faces. Le soi peut être ressenti comme problématique. La classe recueille le doute sur soi, le découragement, la timidité, la timorité, l’irrésolution, l’indécision, le scrupule, l’imperfection, l’incomplétude, le blocage, la faillibilité, l’infirmité, la confusion, le vertige, la perte du contrôle de soi, le découragement, l’impuissance, le mystère de soi, le manque de confiance en soi. — (Jean Baechler, « Les stratégies psychiques », dans La Nature humaine, Hermann, 2009, page 503 → lire en ligne) On vit dans une société qui est habitée par une espèce de ‘timorité' au lieu de témérité. — (Jean-Charles de Castelbajac, cité par Maite, « Jean-Charles de Castelbajac : « Chaque vêtement est habité d'une histoire » », site du journal Metro, Belgique, 23 Décembre 2016 → lire en ligne) ==== Apparentés étymologiques ==== timoré timidité ==== Synonymes ==== craintivité ==== Antonymes ==== impavidité ==== Traductions ==== === Prononciation === La prononciation \ti.mɔ.ʁi.té\ rime avec les mots qui finissent en \i.té\. → Prononciation audio manquante. (Ajouter un fichier ou en enregistrer un avec Lingua Libre ) ==== Paronymes ==== témérité \te.me.ʁi.te\ === Anagrammes === → Modifier la liste d’anagrammes