niais

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === De l’ancien français niais, du latin populaire *nidax, dérivé de nidus (« nid »). Équivalemment analysable en synchronie comme dérivé de nid, avec le suffixe -ais. === Adjectif === niais \njɛ\ (Sens propre) (Désuet) (Fauconnerie) Qualifie un jeune oiseau de proie capturé dans le nid. Le vol en plein champ était surtout confié au faucon niais des montagnes, au lannier et au lanneret. — (Musée des familles : Lectures du soir, volume 8, 1841, page 307) Les faucons, suivant leur âge, sont niais, branchiers, sors ou hagards. On désigne sous le premier de ces noms des oiseaux pris dans l’aire. Le duvet de la première enfance recouvre encore leur tête, mais leurs membres sont déjà emplumés. — (Louis Magaud d’Aubusson, La Fauconnerie au Moyen Âge et dans les temps modernes, Auguste Ghio, Éditeur, Paris, 1879) Si le rapace est capturé au nid, on le dit niais, mot qui passera dans le langage courant, comme bien d’autres termes de fauconnerie. — (Baudouin van den Abeele, La Fauconnerie dans les lettres françaises du XIIe au XIVe siècle, Presses universitaires de Louvain, 1990, page XXIV → lire en ligne) Sot ; inexpérimenté ; idiot → voir béjaune et blanc-bec. À trente-huit ans, Jérôme-Denis Rogron offrait la physionomie la plus niaise que jamais un comptoir ait présentée à des chalands. — (Honoré de Balzac, Pierrette, 1840) Ces bluettes avaient-elles compté pour des clous ? A vingt ans — nous qui avions encore moins à l'époque — l'amour est niais, dit-on. — (Denis Baldwin-Beneich, Le Sérieux des nuages, Éditions Actes Sud, 2010, chapitre 9) C’est un garçon bien niais. (Par extension) Qui est composé de niaiseries. Je m’avisai encore d’une autre sorte de réponse pour me justifier ; car rien ne rend aussi niais que les mauvaises excuses. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835) La bourgeoisie a encouragé le développement de cette littérature niaise et démoralisante ; elle occupe l’esprit populaire, l’endort et le détourne, ainsi que les chinoiseries politiques du radicalisme, de l’étude de ses véritables intérêts de classe. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886) ==== Synonymes ==== serin ==== Quasi-synonymes ==== coquebin ==== Dérivés ==== ==== Traductions ==== === Nom commun === niais \njɛ\ masculin (pour une femme, on dit : niaise) singulier et pluriel identiques (Péjoratif) Personne sotte. Si, grâce à ces conspirations domestiques, beaucoup de niais passent pour des hommes supérieurs, ils compensent le nombre d’hommes supérieurs qui passent pour des niais, en sorte que l’État Social a toujours la même masse de capacités apparentes. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832) Pour sonder son frère, Aristide, qui n’osait paraître inquiet ouvertement, se contenta de lui demander :— As-tu lu mon article d’hier ? Qu’en penses-tu ?Eugène eut un léger mouvement d’épaules.— Vous êtes un niais, mon frère, répondit-il simplement.— Alors, s’écria le journaliste en pâlissant, tu donnes raison à Vuillet, tu crois au triomphe de Vuillet.— Moi !… Vuillet… — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99) Il n’est de sottises que ces niais ne débitassent, de grossièretés enveloppées de fadeurs qu’ils n’osassent laisser tomber, et l’arrogance mielleuse de ces bas de plafond ne contribuait pas peu à entretenir ma bilieuse tristesse. — (Octave Uzanne, Paul Avril & Adolphe Alphonse Géry-Bichard, Les Surprises du cœur, E. Rouveyre, 1881, page 78) Je restai seule dans ma classe avec une grande niaise de douze ans ; nous nous asseyions à la grande table déserte, en face de Mademoiselle Gontran ; elle s’occupait surtout de moi. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, page 91) (Désuet) (Fauconnerie) Jeune rapace capturé au nid. Il est cependant des cas, peu nombreux, où l’homme et l’oiseau sont dépréciés par la similitude. C’est l’épervier essoré, ou parti au change, image de l’amant infidèle ou volage, c’est l’oiseau vu dans sa sujétion à l’homme, tel un prisonnier ; l’oiseau jeune aussi, le niais. — (Baudouin van den Abeele, La Fauconnerie dans les lettres françaises du XIIe au XIVe siècle, Presses universitaires de Louvain, 1990, page 256 → lire en ligne) ==== Synonymes ==== → voir idiot#Synonymes ==== Dérivés ==== ==== Traductions ==== === Adverbe === niais \njɛ\ Niaisement. Parler niais. === Forme de verbe === niais \njɛ\ Première personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif de nier. Deuxième personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif de nier. === Prononciation === La prononciation \njɛ\ rime avec les mots qui finissent en \jɛ\. Suisse (canton du Valais) : écouter « niais [Prononciation ?] » France (Toulouse) : écouter « niais [Prononciation ?] » Tchad (N'Djaména) : écouter « niais [Prononciation ?] » France (Cesseras) : écouter « niais [Prononciation ?] » Reims (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Lyon (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » France : écouter « niais [Prononciation ?] » Annecy (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Paris (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » (Région à préciser) : écouter « niais [Prononciation ?] » Burie (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » royaume de France : écouter « niais [Prononciation ?] » (Région à préciser) : écouter « niais [Prononciation ?] » Mulhouse (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » (Région à préciser) : écouter « niais [Prononciation ?] » Paris (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Nouveau-Brunswick (Canada) : écouter « niais [Prononciation ?] » Paris (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Auvergne (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Alsace (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Québec (Canada) : écouter « niais [Prononciation ?] » Lausanne (Suisse) : écouter « niais [Prononciation ?] » France : écouter « niais [Prononciation ?] » Lyon (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Cornimont (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Québec (Canada) : écouter « niais [Prononciation ?] » France : écouter « niais [Prononciation ?] » France : écouter « niais [Prononciation ?] » Alsace (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Aude (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » France : écouter « niais [Prononciation ?] » Angers (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » Montpouillan (France) : écouter « niais [Prononciation ?] » France : écouter « niais [Prononciation ?] » (Région à préciser) : écouter « niais [Prononciation ?] » === Anagrammes === → Modifier la liste d’anagrammes === Voir aussi === niais sur le Dico des Ados === Références === ==== Sources ==== ==== Bibliographie ==== Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (niais), mais l’article a pu être modifié depuis. == Ancien français == === Étymologie === (Attesté au XIIIe siècle) Du latin populaire *nidax, dérivé de nidus (« nid »). (Vers 1210-25) Sous la variante nïés. === Nom commun === niais *\Prononciation ?\ masculin (Fauconnerie) Jeune oiseau de proie capturé dans le nid. Et sachiez que tuit oisiau veneor sont de .iij.[=3] manieres : niais, ramains et grifains. Niais est cil que on a trait dou nif, et que on norrit en son ostel de sa juvente ; […] — (Brunet Latin, Li livres dou tresor (1262-1266), dans la réédition de Polycarpe Chabaille, Imprimerie impériale, Paris, 1863, page 201 → lire en ligne) La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter) […] Un niais plain de folour. […] — (Chansonnier d’Arras (xiiie siècle), Jeu-parti XXXII, vers 38, cité dans Baudouin van den Abeele, La Fauconnerie dans les lettres françaises du XIIe au XIVe siècle, Presses universitaires de Louvain, 1990, page 176 → lire en ligne) La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter) ==== Variantes ==== nïés ==== Vocabulaire apparenté par le sens ==== oisiau veneor (« oiseau de proie ») muier (« oiseau capturé après sa mue, plus expérimenté et facile à dresser. ») === Références === ==== Sources ==== ==== Bibliographie ==== Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881–1902 → consulter cet ouvrage