glai
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
De l’ancien français glai.
=== Nom commun ===
glai \ɡlɛ\ masculin
(Botanique) Glaïeul
Que j'aime ce marais paisible !Il est tout bordé d'aliziers,D'aunes, de saules et d'osiers,À qui le fer n'est point nuisible.Les nymphes, y cherchant le frais,S'y viennent fournir de quenouilles.De pipeaux, de joncs et de glais;Où l'on voit sauter les grenouillesQui de frayeur s'y vont cacher,Sitôt qu'on veut s'en approcher… — (Saint-Amant, La Solitude, dans les Chefs d'oeuvre lyriques de Malherbe, 1909, page 68)
Mais de tout ce monde-là, ce qui m’engageait le plus, c’était la fleur des « glais ». C’est une grande plante qui croît au bord des eaux par grosses touffes, avec de longues feuilles cultriformes et de belles fleurs jaunes qui se dressent en l’air comme des hallebardes d’or. Il est à croire même que les fleurs de lis d’or, armes de France et de Provence, qui brillent sur le fond d’azur, n’étaient que des fleurs de glais : « fleur de lis » vient de « fleur d’iris », car le glais est un iris, et l’azur du blason représente bien l’eau où croît le glais. — (Frédéric Mistral, Mes origines, Mémoires et récits (Traduction du provençal), 1906, cité par http://www.sculfort.fr/articles/litterature/anthologie/mistralglais.html)
Des fleurs de glais piquaient leurs lueurs immobiles à la pointe de leurs feuilles raides comme des lames. — (Jean-Louis Bory, Mon village à l'heure allemande, Flammarion, 1945, page 29)
Et pas un seul auteur partagé avec l’école, à l’exception de Mistral. Encore celui-ci figurait-il à la maison pour la tragique histoire de Mireille, et à l’école seulement dans les morceaux choisis pour l’épisode des « fleurs de glais », qui brillaient de manière si tentante de l’autre côté du ruisseau. — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 130)
=== Anagrammes ===
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=== Références ===
« glai », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage
== Ancien français ==
=== Étymologie ===
Du latin gladius (« glaive »).
=== Nom commun ===
glai *\Prononciation ?\ masculin
(Plante qui rappelle un glaive par sa forme) Glaïeul, carex, jonc, laiche.
n’ot ne glai ne mentastre — (Le Roman de Troie, édition de Constans, tome III, page 309, c. 1165. mentastre, menthe sauvage.)
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
==== Dérivés ====
glagier, glager (joncher de fleurs)
=== Anagrammes ===
igal
=== Références ===
Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881–1902 → consulter cet ouvrage
== Ancien occitan ==
=== Étymologie ===
Du latin gladius.
=== Nom commun 1 ===
glai masculin
(Botanique) Glaïeul.
==== Variantes ====
glay
=== Nom commun 2 ===
glai
(Armement) Variante de glavi.
=== Anagrammes ===
laig
=== Références ===
François Raynouard, Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues de l’Europe latine, chez Silvestre, Paris, 1836-1844 → Consulter en ligne : Tome 1 (Grammaire et textes) — Tome 2 (A-C) — Tome 3 (D-K) — Tome 4 (L-P) — Tome 5 (Q-Z) — Tome 6 (Appendice et vocabulaire)
== Moyen français ==
=== Étymologie ===
De l’ancien français glai.
=== Nom commun ===
glai *\Prononciation ?\ masculin
Glaïeul.
La flour du glay est plaisans et parfette. — (Froissart)
La fleur du glaïeul est plaisante et parfaite
==== Variantes ====
glay
==== Dérivés dans d’autres langues ====
Français : glai
=== Références ===
« glai », dans Dictionnaire du moyen français (1330-1500), 2010, 4e édition → consulter cet ouvrage