empyrée
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Date à préciser) Du grec ancien ἐμπύριος, empúrios (« qui est enflammé »), de πῦρ, pûr (« le feu »).
=== Nom commun ===
empyrée \ɑ̃.pi.ʁe\ masculin — Note : Il est réputé n'exister qu'au singulier.
(Littéraire) Variante de Empyrée, partie du ciel la plus élevée, que les anciens regardaient comme le séjour des divinités célestes.
[…] mais s'il consent à tirer de son arrière-boutique – le cabinet particulier comme il l’appelle – une bonne vieille bouteille, alors mon cher, on peut se croire dans l’empyrée. — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
Enfants, dans vos yeux éclatantsJe crois voir l’empyrée éclore :Vous riez comme le printempsEt vous pleurez comme l’aurore. — (Victor Hugo, L’Art d'être grand-père, 1877)
Il est un gros monsieur, là-haut, dans l’Empyrée… Nous le respectons fort ; quand il passe en nos rues, la croix en tête et la bannière, avec ses Oremus, nous habillons de nos draps blancs les murs de nos maisons. Mais entre nous… — (Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919)
Il est vrai qu’à ce moment les applications du monorail se multipliaient, et l’anxiété de Tom n’était détournée des hauteurs de l’empyrée que par des menaces plus immédiates et des symptômes d’innovations plus rapprochées du sol. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 18 de l’édition de 1921)
Il fuit son âme, l’âme immortelle et divine qui est en lui, il fuit son âme, créée pour l’amour, son âme plus belle que le septième empyrée… — (Ernest Psichari, Le voyage du centurion, éditions Louis Conard, 1922, page 151)
Le sanglier finit parfois aussi misérablement sur un étal ; mais jusqu’à son heure ultime, il résiste ; et il a souvent la joie posthume de se voir exposé intact, avec tous ses poils, chez Chatriot ou en quelque autre lieu de luxe ; car le sanglier ne quitte guère l’empyrée. — (Boris Vian, Notes d’un naturaliste amateur, 1953)
Les écrivains appartenaient à l’empyrée et leurs noms étaient Balzac, Hugo, Zola, Proust, soit des légendes et pas des hommes réels. — (Fabrice Humbert, Éden Utopie, Éditions Gallimard, 2015, chap. 3, . 7, réédition Folio, juillet 2016, page 260)
==== Notes ====
Peu de noms masculins se terminent par -ée en français : androcée, apogée, athée (épicène), athénée, Borée/borée, caducée, camée, cicisbée, Colisée, conopée, coryphée (épicène), écomusée, Élysée/élysée (l’adjectif est épicène), Empyrée/empyrée, gynécée, hyménée, hypogée, lépidostée, lépisostée, Lycée/lycée, Macchabée/macchabée, mausolée, Musée/musée, nymphée, périgée, périnée, Pirée, pongée, propylée, Protée/protée, Prytanée/prytanée, pygmée (épicène), romanée, scarabée, sigisbée, spondée, trochée, trophée, vosne-romanée, zée.
==== Variantes orthographiques ====
empirée (Désuet) (XVIIIe siècle)
=== Prononciation ===
\ɑ̃.pi.ʁe\
Lausanne (Suisse) : écouter « empyrée [Prononciation ?] »
==== Homophones ====
empirai, empiré, empirée, empirées, empirer, empirés, empirez
en Pirée