bobinard
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Nom 1) (Siècle à préciser) De bobiner avec suffixe -ard.
(Nom 2) (Siècle à préciser) Peut-être de Bobino, pitre qui eut son heure de célébrité au début du XIXe siècle, et illustre lieu de spectacles à Paris ; on trouve d’ailleurs bobino au sens lieu de prostitution chez Blaise Cendrars dans Le Lotissement du ciel.
=== Nom commun 1 ===
bobinard \bɔ.bi.naʁ\ masculin (pour une femme, on dit : bobinarde)
(Vieilli) (Argot du commerce ou péjoratif) Commis de mercerie.
Les bonnetons et les bobinards ont l’air de battre monnaie, murmura Favier en parlant des vendeurs de la bonneterie et de la mercerie. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames)
Nous sommes les vendeurs joyeux, Les « bobinards » et les « soyeux » Qui, aux trottins et aux cocottes,Faisons d’l’œil derrière nos comptoirsDepuis le matin jusqu'au soirTout en écoulant notre cam’lote. — (Jean du Croissant, « Le Monologue du Calicot », dans Les Succès du jour : Grande revue des concerts de l'exposition de 1900, Paris : chez Léon Hayard, sans date (1899 ?), p. 18)
=== Nom commun 2 ===
bobinard \bɔ.bi.naʁ\ masculin
(Argot) Maison de tolérance, lieu de prostitution, bordel. → voir boxon, claque etc.
En fait de nouveauté, ils auraient été à Nice, en automobile avec l’épouse dotée, et peut-être adopté l’usage du chèque pour les transferts de banque. Pour les parties honteuses de l’âme, emmené sans doute aussi l’épouse un soir au bobinard. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
C’est-i que vous prenez la maison du Torbayon pour un bobinard ? Vous voulez-ti que j’appelle mon homme ? — (Gabriel Chevallier, Clochemerle, Rieder, Paris, 1934)
« Allez, ouste ! Et pas la peine de revenir. Ici, ce n’est pas un bobinard. » — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, page 237)
Puis on allait au bobinard, on passait un instant au salon : l’on offrait un chocolat au kirsch, un joli ruban, un mignon carafon d’Armagnac ; l’on suivait jusqu’au lit un jupon qui vous plaisait ; puis l’on allait dormir, satisfait. — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
(Populaire) Grand désordre. → voir bastringue, bataclan, bazar, bordel, bouiboui, boxon, merdier, souk etc.
En bas, dans la salle d'attente, c'est le bobinard aux idées. Ils se sont tous regroupés là les porteurs de manuscrits des débuts de semaine prometteurs. — (Maurice Kherroubi, Le nègre et le satrape, Éditions Flammarion, 1981, p. 90)
Sur les gros feux, on dit c'est le bobinard, or ce n'est qu'un bobinard apparent parce que les gens vont aller dans tous les coins, mais chacun a sa mission, il va et revient dans le cadre d'une mission bien précise. — (Dominique Boullier & Stéphane Chevrier, Les sapeurs-pompiers : des soldats du feu aux techniciens du risque, Presses universitaires de France, 2000, p. 87)
— C'est le bobinard, mon lieutenant. Ou ça y ressemble. — (Frédéric Pons , Mourir pour le Liban: document, Presses de la Cité, 2007, p .32)
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
Vosges (France) : écouter « bobinard [Prononciation ?] »