arpète
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(1858) Apparait en français de Suisse, de l’allemand Arbeiter (« travailleur ») avec évolution de sens vers « mauvais ouvrier ».
=== Nom commun ===
arpète \aʁ.pɛt\ masculin et féminin identiques
Apprenti, jeune ouvrier en apprentissage et chargé des petits travaux .
[…] pur produit maison, entré comme arpète à l’âge de 16 ans dans les ateliers et qui a gravi les échelons à force de cours du soir pour devenir technicien. — (Jean-François Fournel, « Entre Peugeot et le FC de Sochaux, une amère déchirure », journal La Croix, 27 avril 2015, page 21)
Le maçon jure porco Dio, traîne la Madonna dans la merde et engueule le garçon. Le garçon, c’est l’arpète. Quand quelque chose va de travers, c’est lui qu’on engueule. Il s’en fout, il est là pour ça, il aime mieux ça que se faire chier à l’école. — (François Cavanna, Les Ritals, chapitre I, Belfond, 1978, p.11)
Jeune apprentie couturière chargée de menus travaux dans l’atelier.
Ce que j’en ai vu quand j’étais gosse, des écolières et des arpètes qui me disaient en confidence. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
Victor parvint à trouver une place sur la terrasse du Jeu de paume, à l’ombre d’un marronnier, près de deux arpètes qui se penchèrent en gloussant pour mieux le dévisager puis échangèrent des commentaires à voix basse. — (Claude Izner, Mystère rue des Saints-Pères, chapitre IV, page 76. Éditions 10/18, collection « Grands détectives » no 3505, 2003.)
(Par extension) Élève technicien de l’École d’enseignement technique de l’Armée de l'air.
L’investissement des arpètes dans ce don de soi a été marqué par plusieurs temps forts. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 15)
==== Variantes ====
arpette
==== Dérivés ====
faire l’arpète
travail d’arpète
arpète un jour, arpète toujours
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
France (Vosges) : écouter « arpète [Prononciation ?] »
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
=== Références ===
Léon Hayard, Dictionnaire Argot-Français, Paris, 1907 → consulter cet ouvrage
La vie d’une promotion dans les années 1960.