tchoumak

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (Date à préciser) De l’ukrainien чумак, čumak. === Nom commun === tchoumak \tʃumak\ masculin (Histoire, Commerce) En Ukraine, du XVIe au XIXe siècles, paysan qui transportait des produits agricoles sur des bœufs vers la Crimée, et en rapportait du sel, du poisson et d'autres marchandises à vendre localement. A certaines époques de l’année où, réguliers comme des bandes d’oiseaux de passage, devaient arriver les tchoumaks, les fils de la setcha prenaient soin d’établir des ponts de bois sur les rivières, de disposer des détachemens armés aux points les plus menacés par les brigands ; parfois ils continuaient leur protection aux voyageurs jusque sur les terres du khan de Crimée qui ne songeait point à s’en plaindre, puisque du commerce avec les Russies découlait une partie de ses revenus. Le service des Zaporogues d’ailleurs n’était point gratuit, pas plus qu’autrefois celui des princes. Ils percevaient un droit fixe de 8 ou 10 roubles pour l’escorte et de tant de kopecks par chariot au passage des ponts. Ce droit servait à alimenter la caisse de « l’armée zaporogue. » Ces tchoumaks, si fameux dans les trois derniers siècles, subsistent encore aujourd’hui ; on les retrouve partout, assure M. Routchenko, où retentit le dialecte petit-russien. — (Alfred Nicolas Rambaud, L’Ukraine et ses chansons historiques, 1875) Marc devient un homme. Il se fait marchand, tchoumak, il se marie. — (Émile Durand-Gréville, Le Poète national de la Petite-Russie, 1876) Sous une téléga, était couché un tzigane ; sur une charrette chargée de poisson était étendu un tchoumak; et, sur la grande route, les jambes étalées, restait couché un Moscovite barbu avec une cargaison de ceintures et de mitaines… En un mot, il y avait là toutes sortes de gens comme on en trouve dans les foires. — (Nicolas Gogol, La Missive perdue, 1890) Mais ce qui était le plus agréable pour mon grand-père, c’est que, chaque jour, passaient une cinquantaine de tchoumaks avec leurs voitures. Les gens qui arrivent, vous savez, se mettent toujours à raconter, et alors, ouvre tes oreilles ! Et pour mon grand-père, il ne s’en lassait pas, comme un homme affamé devant des galouchki. — (Nicolas Gogol, La Place ensorcelée, 1899) ==== Traductions ==== === Voir aussi === tchoumak sur l’encyclopédie Wikipédia