système sémiotique

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (1954) Locution nominale composée de système, issue du latin systema (« système, ensemble organisé »), lui-même du grec ancien σύστημα, sústêma (« ensemble, tout organisé »), et de sémiotique, formé à partir du grec ancien σημεῖον, sēmeîon (« signe »). === Attestations historiques === La locution est attestée dès (1954) dans l’article La Stratification du Langage, écrit, en français, par le linguiste danois Louis Hjelmslev.Avant Hjelmslev, Ferdinand de Saussure convoque les expressions « systèmes de signes » ou « sémiologie » (dans son Cours de linguistique générale, 1916), mais pas explicitement « système sémiotique », expression relèvant de la glossématique et de la généralisation sémiotique post-saussurienne. La locution fait florès dès 1969 dans les travaux d’Émile Benveniste (Sémiologie de la langue, Semiotica, vol. 1, n° 1) et se répand rapidement dans la littérature sémiotique et sémiologique dans le courant structuraliste français des années 1960–1970 (Algirdas Julien Greimas, Roland Barthes, Émile Benveniste). === Locution nominale === système sémiotique \sis.tɛm se.mjɔ.tik\ masculin (Sémiotique, Linguistique) Ensemble structuré de signes, organisé selon des règles d’agencement propres, permettant la production et l’interprétation de significations au sein d’une pratique sociale ou culturelle. Le problème posé par le statut du roman baroque constitue une provocation à l’analyse structurale du narrataire, pour deux raisons au moins : l’une concerne le système sémiotique propre de ces œuvres, l’autre concerne la question de leur production et de leur réception – il s’agit donc là d’un fait d’idéologie. — (Georges Molinié, Sémiotique du narrataire dans les romans baroques, in : Cahiers de la littérature du (XVIIe siècle), n° 10, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, p. 17, 1988. → lire en ligne) Tout système sémiotique reposant sur des signes doit nécessairement comporter (1) un répertoire fini de signes, (2) des règles d’arrangement qui en gouvernent les figures, (3) indépendamment de la nature et du nombre des discours que le système permet de produire. — (Émile Benveniste, Sémiologie de la langue (1), Semiotica, vol. 1, n° 1, Mouton, La Haye/Paris, p. 12, 1969.) Un système sémiotique est un ensemble de signes, muni de règles, qui doit permettre d’accomplir les trois activités cognitives décrites précédemment : communication, traitement et conversion. — (Rita Khanfour-Armalé et Jean-François Le Maréchal, Représentations moléculaires et systèmes sémiotiques, in : Aster, n° 48, Institut national de recherche pédagogique, p. 48, 2009. → lire en ligne) ==== Vocabulaire apparenté par le sens ==== fonction sémiotique forme du contenu glossématique métasémiotique plan de l’expression plan de contenu sémiologie sémiotique sémiosis signe signifié signifiant substance de l’expression substance du contenu === Prononciation === \sis.tɛm se.mjɔ.tik\ France : merci de préciser une prononciation phonétique ou un fichier audio (voir la notice) === Traductions === === Voir aussi === glossématique sur l’encyclopédie Wikipédia === Références === Louis Hjelmslev, La forme du contenu du langage comme facteur social (1953), in Essais linguistiques, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Arguments », n° 47, 296 p., 1971. ISBN 2-707-30289-9 Louis Hjelmslev, Prolégomènes à une théorie du langage, traduction française d’Anne-Marie Léonard, Éditions de Minuit, Paris, 231 p., 1971 [1943]. ISBN 2-7073-0117-5 Algirdas Julien Greimas et Joseph Courtés, Sémiotique. Dictionnaire raisonné de la théorie du langage, Hachette, coll. « Langue, linguistique, communication », Paris, 1979. Jacques Fontanille, Sémiotique du discours, Presses universitaires de Limoges (PULIM), Limoges, 315 p., 1999 , EAN : 9782842871197 Lire en ligne Roland Barthes, Éléments de sémiologie, Communications, n° 4, Seuil, Paris, 1964. Lire sur Persée