suiorebe
التعريفات والمعاني
== Gaulois ==
=== Étymologie ===
Terme d’origine incertaine ; deux étymologies et interprétations concurrentes sont proposées du fait de la désinence en -be :
la première – et la plus probable – serait un nom, auquel cas la désinence en -be, peut-être alors d’un ancien *-bhei, ne coincide pas avec le datif pluriel en -bo ni avec l’instrumental pluriel en -bi. Michel Lejeune envisage possiblement un datif-instrumental duel, mais l’existence d'un cas direct duel n’est pas connue et pourrait être en -o. Dans ce cas, le terme est rapprocher du gaulois suior- (« sœur »).
si la terminaison -be est verbale, le contexte indiquerait un prétérit à la troisième personne du singulier. Cependant il n’y a pas de correspondance en celtique, le rapprochement serait alors fait avec l’osco-ombrien mais aucun exemple ne viendrait étayer un amuïssement en gaulois de la désinence *-t.
Qu'il s’agisse d'un nom ou d'un verbe, le « -e- » précédent la terminaison « -be » résulterait de l’aperture d'un « -ĭ- ».
=== Forme de nom commun ===
suiorebe *\su.jo.re.be\
Instrumental pluriel de suior-.
Bratronos Na(nt)o(n{t})icn(os) Epađateχtorici leucuṭịo suiorebe log̣itoi. — (C. Ruiz Darasse, H. Blanchet, D. Stifter, N. Chevalier, N. Prévôt, « RIIG ALL-01-01 (L6) - Pierre de Néris-les-Bains », dans C. Ruiz Darasse (éd.), Recueil informatisé des inscriptions gauloises)
Bratronos, fils de Nantonos, a établi un leucution (bois sacré ?) pour Epadatextorix, en association avec ses sœurs.
=== Références ===
Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, préf. de Pierre-Yves Lambert, Errance, Paris, 2003, 2e édition, ISBN 978-2-87772237-7, page 285
Jean-Paul Savignac, Dictionnaire français-gaulois, La Différence, Paris, 2004, ISBN 978-2-72911529-6, page 310