stropiat

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (Siècle à préciser) De estropier. === Nom commun === stropiat \stʁɔ.pja\ masculin Homme mutilé ou estropié. Tout enfant, j’avais été mené en consultation, 21, place Vendôme, chez le chirurgien Péan. J'avais gardé une impression profonde de son fouchtra de domestique, qu’amadouait un petit pourboire, de ses immenses salons peuplés de stropiats de tout âge, de sa personnalité géante, solide, carrée, de sa large tête à favoris noirs, de sa voix pâteuse et robuste. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 139) Mais ces dieux, non, vrai Dieu ! ne valent pas les vieux. On ne sait d’où ils viennent ; il en sort de partout, comme des limaçons, tous mal faits, gens de peu, pouacres, stropiats, mal lavés, couverts de plaies et bosses, et mangés de vermine : l’un exhibe un moignon qui saigne, ou sur sa cuisse un ulcère luisant ; l’autre coquettement porte sur son chignon enfoncé, un tranchoir ; celui-ci se promène la tête sous le bras ; celui-là, tout glorieux, entre ses doigts secoue sa peau, comme une chemise. — (Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919) Au mot de stropiat, il avait vu une lueur cruelle s’allumer dans les yeux du patron. — (Noël Calef, Échec au porteur, Hachette, 1956, chapitre X) Je lui avais décrit le mur d’enceinte avec sa procession de statues gesticulantes, sans lui faire grâce de rien… Tarasques, stropiats, tout y était passé. — (Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, Grasset, 1966) Des stropiats s’accrochaient à la robe de Grégoire, le suppliant d’intercéder en leur faveur. — (René Fallet, Le braconnier de Dieu, 1974, Bibliothèque du temps présent, page 203) ==== Traductions ==== === Anagrammes === → Modifier la liste d’anagrammes