saigner du nez
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.
=== Locution verbale ===
saigner du nez
(Sens propre) Avoir un saignement de nez.
Un homme âgé de vingt-six ans & qui paroit bien constitué est attaqué d'une fièvre continue ; […], & ce jour-là même il fut saigné trois fois du bras ; cela n'empêcha pas que le soir il ne saignât du nez ; […]. — (Théophile de Bordeu, Recherches sur le pouls, par rapport aux crises, chap. 16 : Du Pouls qui annonce la sueur critique, observation 88, Paris : chez De Bure l'aîné, 1756, p. 139)
Il y a, en Bulgarie, 500.000 musulmans qui vivent mieux et plus tranquillement que vous, et ceux des musulmans qui habitent dans les terres que Dieu nous a données maintenant par la victoire n’ont pas même saigné du nez. — (Tract de l'armée bulgare, traduit du turc et cité par : R.P. Paul Christoff, Journal du siège d’Andrinople : notes quotidiennes d’un assiégé, Paris : chez Henri Charles-Lavauzelle, 1914, p. 123)
(Sens figuré) (Péjoratif) (Désuet) Être pleutre ou couard
Au premier feu, mon jean-foutre saigne du nez et prend la fuite; il met sa troupe à la débandade, livre son artillerie à l’ennemi. 700 braves bougres, indignés de cette trahison, restent à leurs postes, fermes comme des rochers, […]. — (La grande colère du Père Duchesne, Imprimerie de la Cour des Miracles, non daté (1793), p. 2)
[…]; mais Bertrand luy fit là dessus confidence de son sentiment, en luy declarant qu'il comptoit peu sur ces sortes de gens qui avoient moins de cœur que de faste, et qu'il étoit à craindre qu'ils ne leur saignassent du nez dans l'occasion qu'il n'avoit aucune bonne opinion de leur bravoure pretendue, qu'il apprehendoit enfin qu'ils ne prissent la fuite et ne les laissassent tout seuls soutenir le choc des Anglois. — (« Notice sur Bertrand du Guesclin, chap. 22 », dans la Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France, tome 1, Paris : Éditeur du commentaire analytique du Code civil, 1836, p. 511)
Notre homme saigne du nez ; il parle de s'enfuir lui troisième ; mais ce ne sera ni vous, monsieur de Moret, ni vous, monsieur de Rieux, ni moi qui lui servirons de troisième dans sa retraite; et il faut que nous l'engagions aujourd'hui si avant, qu'il soit obligé, malgré lui, de mettre l'épée à la main dans le combat. — (Antoine Flobert, Histoire des ducs d'Orléans de la maison de Bourbon, 1608-1830, Paris : chez C. Gide & Cie, 1845, p. 201)
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
France (Lyon) : écouter « saigner du nez [Prononciation ?] »
=== Références ===