s’empaffer
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Verbe 1) (1790) Apparenté à paf (« ivre »), dérivé de paffer (« s’enivrer »), avec le préfixe en-, apophonie de piffrer et s’empiffrer, en occitan empafar.
(Verbe 2) (Date à préciser) De l’onomatopée paf qui exprime le bruit d’un coup, d’une chute. Le sens de « s’endormir », est celui de « tomber de sommeil ».
(Verbe 3) (Date à préciser) Dérivé de paf (« pénis »), avec le préfixe en- et le suffixe -er.
=== Verbe 1 ===
s’empaffer \sɑ̃.pa.fe\ pronominal 1er groupe (voir la conjugaison)
(Populaire) S’enivrer.
Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
(Populaire) Se gorger de nourriture, s’empiffrer.
C'était de l'hospitalité exaltée par le remords ! — Vois-tu, dit-elle en entrant, les voilà qui s’empaffent (se rassasient) à discrétion ; vous dérangez point, braves gens ; table servie doit être amie. — (Émile Souvestre, Les réprouvés et Les élus, vol.3, Bruxelles & Leipzig, 1845, p.161)
==== Dérivés ====
empaffé
=== Verbe 2 ===
s’empaffer \sɑ̃.pa.fe\ pronominal 1er groupe (voir la conjugaison)
(Populaire) Percuter quelque chose ; tomber sur quelque chose.
Et maintenant, c'est encore mieux, on se bagarre à coups de couteaux suisses parce qu'ya plus de canons, seulement des avions qui s’empaffent dans les tours qui nous bouchent la vue. — (Bernadette Richard, Ondes de choc: e-mails de New York, 2001, L’âge d'Homme, 2003, p.64)
Certains s’empaffent dans les poubelles, d'autres les renversent sur la chaussée. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, L’Olivier, 2000, p.210)
(Populaire) S'endormir.
Sur un groupe de trente il y en avait de cinq et dix qui " s’empaffaient " régulièrement sur des cours de deux heures. C'était courant que j'en réveille à la fin du cours. — (Laurence & Sébastien Ramé, La formation professionnelle par apprentissage: État des lieux et enjeux sociaux, L'Harmattan, 1995, p.132)
=== Verbe 1 ===
s’empaffer \sɑ̃.pa.fe\ pronominal 1er groupe (voir la conjugaison)
(Sexualité) Se sodomiser.
La fornication utile s'accompagne, on ne sait pourquoi, d'une jouissance à secousses. C'est la recherche effrénée de ce minable plaisir qui pousse les nabots a régulièrement s'empaffer les uns les autres par tous les orifices qu'ils se trouvent. — (Quentin Lamotta, Vincent Garbo, 2010)
=== Prononciation ===
France (Lyon) : écouter « s’empaffer [ɑ̃.pa.fe] »
France (Vosges) : écouter « s’empaffer [Prononciation ?] »
Bourg-en-Bresse (France) : écouter « s’empaffer [Prononciation ?] »
Somain (France) : écouter « s’empaffer [Prononciation ?] »
=== Références ===
Jean-François Michel, Dictionnaire des expressions vicieuses usitées dans un grand nombre de départemens et dans la ci-devant Province de Lorraine, Nancy, 1807.
Charles-Louis d’Hautel, Dictionnaire du bas-langage ou des manières de parler usitées par le peuple, t.1, Paris, Léopold Collin, 1808
Jay K. Ditchy, Les Acadiens louisianais et leur parler, mars 1901, éd. de Paris, 1932, Slatkine Reprints, Genève, 1977.