petitement

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === Dérivé de petit, par son féminin petite, avec le suffixe -ment. === Adverbe === petitement \pə.tit.mɑ̃\ En petite quantité, peu, pas beaucoup. Xanthippe… ne pouvait supporter l’économie de son père, qui ne fournissait que bien petitement à ses plaisirs, — (Charles Rollin, Historique ancien Œuv. tome III, page 513, dans POUGENS) Le marquis : êtes-vous un peu de nos amis ? — Lépine : Petitement, — (Pierre de Marivaux, Le Legs, 4) Le sac à vent était d’une belle peau, chaussée d’une taie d’indienne rayée bleu et blanc ; et tout le travail était agencé d’une mode si savante, qu’il ne fallait que bouffer bien petitement pour enfler le tout et envoyer un son pareil à un tonnerre. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 58) On l’avait employé petitement, ici ou là, au hasard du besoin. Il prenait les taupes dans les prés ; on le demandait pour conduire les bêtes aux foires ; on lui faisait ramasser des pierres ou tailler à la faucille les haies de broussailles : toutes besognes menues qu’on lui proposait par charité. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920) Mesquinement, chétivement. Il vit petitement. Notre docteur régalait sa moitiéPetitement ; enfin c’était pitié. — (Jean de la Fontaine, Contes et Nouvelles : VIII. Le Calendrier des Vieillards) (cité par Littré) Le salaire de Sylvie leur permettait de vivre petitement : c’était, à Sfax, le mode de vie le plus répandu. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 132) À l'étroit. Être logé petitement. – Il nous invite au restaurant. Il aura jugé qu’il était trop petitement installé pour vous recevoir. — (Pierre Benoit, La Chaussée des géants, 1922, Albin Michel, réédition Le Livre de Poche, page 43) Avec petitesse ; sans grandeur ; sans élévation. Cela est petitement fait, mal agencé, — (Denis Diderot, Salon de 1767, Œuv. tome XIV, page 273, dans POUGENS) Quant à moi, coiffé d’un grand chapeau de paille à rubans, j’étais resté là, sur le gravier de cette cour étrangère, à attendre, à fureter petitement autour du puits et sous le hangar. — (Alain-Fournier, Livre:Le Grand Meaulnes.djvu, page 3, Émile-Paul Frères, 1948) Nous célébrons petitement la fête de la Toussaint. — (R.P. Paul Christoff, Journal du siège d’Andrinople : notes quotidiennes d’un assiégé, Paris : chez Henri Charles-Lavauzelle, 1914, p. 33) ==== Apparentés étymologiques ==== petitesse ==== Traductions ==== === Prononciation === La prononciation \pə.tit.mɑ̃\ rime avec les mots qui finissent en \mɑ̃\. France (Lyon) : écouter « petitement [Prononciation ?] » France (Vosges) : écouter « petitement [Prononciation ?] » === Références === « petitement », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (petitement)