pâquerette
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(1553) Du moyen français pasquerette, pasquette en ancien français. L’étymologie du premier mot est divisée en deux propositions :
Le Trésor de la Langue Française, le Dictionnaire étymologique et historique du français[6], le Dictionnaire de l’Académie Française et le Petit Robert[8] indiquent que le terme vient de Pâques, parce que c’est la date du début de sa floraison, via l’adjectif du moyen français pasqueret[6] qui se rapporte à cette fête.
François Noël donne dans son Dictionnaire étymologique, critique, historique, et anecdotique de la langue française[7] une autre origine, reprise par Émile Littré qui réfute la précédente ainsi : « Mais ce ne peut être la cause du nom de la plante, puisqu’elle fleurit à peu près toute l’année. » Il indique en forme originelle l’ancien français pasquierette qui vient de pasquier (« pâquis, pâturage »), avec le suffixe -ette. La fleur serait ainsi nommée parce qu’elle parsème nos prairies.
=== Nom commun ===
pâquerette \pɑ.kʁɛt\ ou \pa.kʁɛt\ féminin
(Botanique) Plante herbacée aux feuilles en rosette, aux capitules de fleurs terminaux et solitaires souvent jaunes et blancs, et dont les fruits sont des akènes.
La pâquerette, elle, est une fleur facile à la différence de d’autres qui, comme la rose ou la glycine, préfèrent les jardins soigneusement entretenus. — (Emmanuelle Grün, Tu peux aimer l’autre qui n’est pas comme toi: Un essai sur la tolérance et contre les théories du complot, 2021)
Un oratoire (msalla), simple mur en maçonnerie blanchi à la chaux, avait été construit à la hâte sur une colline voisine, toute blanche de pâquerettes. — (Frédéric Weisgerber, Trois Mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 132)
(Spécialement) Synonyme de pâquerette vivace.
À la vue de plusieurs touffes de pâquerettes et de quelques boutons d’or épargnés par les premières gelées blanches, la Goualeuse ne put retenir de nouvelles exclamations de plaisir. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
[…] le pré semblait s’être fleuri soudain de nappes neigeuses de pâquerettes. — (Émile Zola, Le Rêve, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1888)
==== Dérivés ====
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
pâquerette figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : cocktail (boisson).
marguerite
pâquette
==== Traductions ====
==== Hyperonymes ====
astéracées (Asteraceae)
==== Hyponymes ====
pâquerette annuelle (Bellis annua)
pâquerette des bois, pâquerette d’automne (Bellis sylvestris)
pâquerette vivace, pâquerette, pâquerette des prés (Bellis perennis)
=== Prononciation ===
Le « â » est originellement plus grave \pɑ.kʁɛt\ mais beaucoup de francophones ne font plus la distinction et disent \pa.kʁɛt\.
Dans le sud de la France, on continue de prononcer le schwa : [pa.kə.ˈʁɛ.tə].
En Belgique, on continue de prononcer le schwa et souvent le « â » plus grave : [pɑ.kə.ˈʁɛt]
France (Paris) : écouter « une pâquerette [yn pa.kʁɛt] »
France (Lyon) : écouter « pâquerette [Prononciation ?] »
France (Vosges) : écouter « pâquerette [Prononciation ?] »
France (Lyon) : écouter « pâquerette [Prononciation ?] »
France (Vosges) : écouter « pâquerette [Prononciation ?] »
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
=== Voir aussi ===
pâquerette sur l’encyclopédie Wikipédia
=== Références ===
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (pâquerette), mais l’article a pu être modifié depuis.
[6] : Jean Dubois, Henri Mitterand, Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique et historique du français, Larousse, 2011, page 711
[7] : François Noël, Dictionnaire étymologique, critique, historique, et anecdotique de la langue française, tome 2, 1839, page 533
[8] : Le Petit Robert Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, 2001, page 1774
Christian Meyer, éditeur scientifique, Dictionnaire des sciences animales, Cirad, Montpellier, France, 2026, [date de consultation : février 2014], article pâquerettes
Le Bon Jardinier, l’essentiel, Édition de 1920, Flammarion, La maison rustique éditions, 2009, page 1045