nesañ
التعريفات والمعاني
== Breton ==
=== Étymologie ===
Du moyen breton nesaff, issu du vieux breton nesham. Dérivé de nes (« proche »), avec le suffixe -añ du superlatif.
Apparenté au cornique nessa, au gallois nesaf, au vieil irlandais nessam, au gaulois neddamon, tous issu du celtique *ned-samo-, dérivé de l’indo-européen commun *nedʰ- (« lier »).
=== Nom commun ===
nesañ \ˈnes.sã\ masculin
Prochain.
Krediñ a ra din e lavaro deocʼh, a-raok kemer hiviziken un dra bennak diwar goust an nesañ, goulenn digantañ e ali. — (Henri Ghéon, Torfed ar frer Juniper, traduit par Jakez Riou, dans Pemp pezh-cʼhoari berr, Skridoù Breizh, 1944, page 146 → lire en ligne)
Je crois qu’il vous dira, qu’avant de prendre désormais quelque chose aux dépens de votre prochain, de lui demander son avis.
Ha ma ne vefen ket ur paotr seven, hegarat, dereat ha darev atav da ober vad d’e nesañ, ’m eus aon ho pije gellet ober ho pedenn diwezhañ hag erbediñ hocʼh ene da Zoue, goude bezañ graet seurt goulenn. — (Roparz Hemon (d’après Christopher Marlowe), Fostus an doktor daonet in Pemp pezh-cʼhoari berr, Skridoù Breizh, 1944, page 87 → lire en ligne)
Et si je n’étais pas un garçon poli, aimable, convenable, et toujours prêt à faire du bien à son prochain, je crains que vous n’ayez pu faire votre dernière prière et remettre votre âme entre les mains de Dieu après avoir formulé une telle demande.
Ha setu ma ne daolas ket, an noz-se, war brizioù an nesañ ha ma lezas al ludu da vont gant Channig Vihan evit cʼhwecʼh real ha daou. — (Jakez Riou, Geotenn ar Wercʼhez, Éditions Al Liamm, 1957, page 103)
Et donc il n’enchérit pas, cette nuit-là, sur les prix de son prochain et il laissa Channig Vihan emporter les cendres pour six réaux et deux sous.
==== Variantes orthographiques ====
nessañ (orthographe interdialectale)
==== Dérivés ====
nesañded
nesañvelezh
=== Forme d’adjectif ===
nesañ \ˈnes.sã\
Superlatif de nes.
N’eus forzh, a-benn m’he doe tizhet ar straed nesañ en em santas gwellocʼh. — (Kate Roberts, traduit du gallois par Ronan Huon, Nedeleg, dans Al Liamm, no 11, novembre-décembre 1948, page 22)
Qu’importe, quand elle atteint la rue suivante elle se sentit mieux.
D’an deiz ma oa bet kaset al lizher dezhañ ne oa ti ebet war dachenn ar percʼhenn, evel war an div dachenn nesañ. — (Jérémie Szpirglas et Denis Vannier, Aodoù Breizh : temptadur ar beton en Arvor, dans Ya !, no 1027, 11 février 2025, page 5d-e)
Le jour où la lettre lui a été envoyée, il n’y avait pas de maison sur le terrain du propriétaire, de même que sur les deux terrains les plus proches.
=== Références ===