muid
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(1135) Du moyen français, de l’ancien français mui, du latin modius, modium (« boisseau, mesure de capacité correspondant à 8,75 litres »).
=== Nom commun ===
muid \mɥi\ masculin
(Vieilli) (Métrologie) Mesure pour les liquides, pour les grains et pour plusieurs autres matières, comme le sel, le charbon, le plâtre, la chaux, etc., de différente grandeur, selon les différents pays et la nature des marchandises à mesurer. Par exemple à Paris il contient 268 litres pour le vin, mais 1800 litres pour le blé, 2400 pour le sel et 3700 pour l'avoine.
Baux de l'Hôtel-Dieu : […] ; — à Jacques Adenet, laboureur, demeurant à Manicourt, d'un tiers de deux censes et métairies, sises sur les terroirs de Nouvion et dudit Manicourt, moyennant 5 muids de grain, 2 quartels et demi, et 2 écuelles de pois et de fèves par an (24 février 1562-63); […]. — (Inventaire sommaire des archives hospitalières de la ville de Mézières antérieures à 1790, rédigé par Paul Laurent, Charleville : chez F. Devin, A. Anciaux successeur, 1891, p. 23)
Il émit quelques aphorismes indiscutables, tels que : « Il y a plus de goût à un grain de sel qu'à un muid de chaux, » ou : « Nécessité est de raison moitié. » — (Paul et Victor Margueritte, Les tronçons du glaive, 1900)
J’ai vu monter le thermomètre à 27 degrés dans une cuve qui contenoit trente muids de vendange (mesure du Languedoc). — (Jean-Antoine Chaptal, L’art de faire, gouverner et perfectionner les vins, page 65, Delalain Fils, Paris, 1801)
(Par métonymie) Récipient, futaille qui contient la mesure d’un muid de vin ou de quelque autre liquide.
Quand est-ce que tu as bu un pareil coup d’eau, […]. — Pas depuis que mon muid de vin fut mis en perce par quelque fraudeur, …. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
… je blâme le mot ombre appliqué à M. Lagache, qui est gros comme un muid. — (Alphonse Karr, Feu Bressier, Revue des Deux Monde, Période initiale, 4e série, tome 32, page 433, 1842)
Ils ne nommaient aucun des gens. Les grands ont des oreilles grandes comme eux ; on ne sait pas si l’on n’en va pas à tout moment voir passer un bout sous la porte. Pourtant, la Vérité, en bonne Bourguignonne, étant au fond du muid, nos amis se risquèrent peu à peu de crier contre ceux de nos maîtres qui étaient le plus loin. — (Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919)
La plupart du temps, les véhicules que vous rencontrez sur les routes sont des camions ou des fardiers chargés d'énormes muids.... — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Il devait à cette heure être plein comme un muid. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Châtiment des Foyle, 1934)
Le président de la Société de chasse, M. Bénazet (il prononçait Bénazette), était si gros que de loin, la nuit, on l'aurait pris pour un demi-muid, et il avait fallu coudre ensemble deux cartouchières pour lui en faire une… — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, Le Livre de Poche, page 235)
L’un des hommes paraissait épais et trapu comme un demi-muid. — (Henri Vincenot, Le Pape des escargots, 1972, page 178)
==== Dérivés ====
gros comme un muid (très gros)
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
Lyon (France) : écouter « muid [Prononciation ?] »
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
=== Voir aussi ===
muid sur l’encyclopédie Wikipédia
=== Références ===
« muid », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (muid)
== Gaélique irlandais ==
=== Étymologie ===
De la terminaison de la première personne du pluriel -mid.
=== Pronom personnel ===
muid \mˠɪdʲ\
Pronom personnel de la première personne du pluriel : nous.
Léan sé muid.
Il nous a suivis.
==== Notes ====
Dans le système traditionnel hérité du vieil irlandais, sinn est le pronom disjoint de la première personne du pluriel, et son équivalent sujet n'existe pas, le verbe portant toujours une désinence personnelle (-imid, -imis, -amar etc.)
Le pronom alternatif muid, issu de la réinterprétation de la terminaison -imid (comme dans táimid → tá muid), est désormais plus fréquent que sinn comme pronom objet, peut aussi être utilisé en pronom sujet.
Le mannois et le gaélique écossais utilisent l'équivalent de sinn en tant que pronom sujet. Cet usage se retrouve dans certains parlers de l'Ulster (eg. « tá sinn »), mais il n'est pas considéré comme standard.
==== Prononciation ====
Irlande (Royaume-Uni) : écouter « muid [Prononciation ?] » (bon niveau)
==== Synonymes ====
sinn
=== Apparentés étymologiques ===
=== Références ===
Niall Ó Dónaill, muid sur Foclóir Gaeilge-Béarla, An Gúm, 1977