montjoie

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === Voir l’ancien français montjoie. === Nom commun 1 === montjoie \mɔ̃.ʒwa\ féminin Pierre dressée, stèle, ou amoncellement de pierres servant à baliser un chemin de transhumance, un itinéraire de pèlerinage, à marquer la limite d’un territoire, à commémorer une bataille. (Par extension) (Vieilli) Monceau, importante quantité. Une montjoie de plaisirs. Bannière. De même, à la guerre, montjoie signifiait la bannière qui indiquait marche de l'armée. — (N. Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, Hachette, Paris 1863) ==== Apparentés étymologiques ==== Montjoi Montjoie Les Contamines-Montjoie Montjoie-en-Couserans Montjoie-le-Château Montjoie-Saint-Martin Saint-Michel-de-Montjoie === Nom commun 2 === montjoie \mɔ̃.ʒwa\ masculin Titre que l'on donnait au premier roi d'armes (héraut) de France. === Voir aussi === montjoies sur l’encyclopédie Wikipédia ==== Traductions ==== === Prononciation === Lyon (France) : écouter « montjoie [Prononciation ?] » ==== Homophones ==== Montjoi === Références === Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (montjoie) == Ancien français == === Étymologie === La plus ancienne attestation est sous la forme munjoie — (Chanson de Roland) avec le sens de « cri de guerre des chevaliers » ; la Chanson de Roland associe le mot à « Joyeuse », l’épée de Charlemagne (voir la citation ci-dessous), ce qui est probablement une étymologie populaire, le sens propre semble être « monticule, tas, summum ». D’origine obscure : En dépit du genre féminin du mot (on s’attendrait à un masculin), du latin Mons Gaudii (« Mont de la joie ») → voir Montjoie, Montjoi, Joyeuse et Jouy pour des toponymes apparentés et qui, en latin chrétien, a pu désigner le paradis, le « royaume de Dieu ». Certains, en raison des gentilés en -jovien, -joricien de certains toponymes (→ voir Montjovien et Montjoricien) et de l’association avec saint Denis (le cri de guerre est aussi Montjoie saint Denis ! - voir citation ci-dessus), l’apparentent à Saint-Denis dont le nom latin aurait été Mons Jovis → voir Jeumont, Montgé-en-Goële, Montjaux, Montjovet et Montjoux. Une possible origine serait le mot francique Mundgawi qui signifie protège-pays === Nom commun === montjoie féminin Colline, hauteur. (En particulier) (Catholicisme) Endroit où l'on peut apercevoir pour la première fois le sanctuaire visé lors d'un pèlerinage ; généralement une petite colline. Monceau, tas, en particulier de pierres. Une grosse mongoye de terre. La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter) Abondance, tas, masse, quantité considérable. …apporterent une grand monjoie de fagos. La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter) Recourir une montjoye d’or et d’argent. — (Rabelais, Quart Livre, 1552) La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter) Foule. a montjoie, en foule, en masse. Abondance, comble, multitude, trésor. Ta maistresse est de douceur la montjoye. — (Clément Marot, Épigramme CXXXVIII, 1527) La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter) Summum. Ta victoire […] jusqu’aux cieulx en touchoit la montjoie. La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter) ==== Variantes ==== mongoie, mongoye, monjoie, montjoe ==== Synonymes ==== moncel moncele montoi montoire monton === Interjection === montjoie *\Prononciation ?\ Montjoie, cri de guerre des chevaliers français. Li Emperere s’est culcet en un pret,Sun grant espiet met à sun chef li bersIcele noit ne se voelt il desarmer,Si ad vestut sun blanc osberc safret,Lacet sun helme ki est ad or gemmez,Ceinte Joiuse, unkes ne fut sa per,Ki cascun jur muet .xxx. clartez.Asez savum de la lance parlerDunt Nostre Sire fut en la cruiz naffrez :Carles en ad l’amure, mercit Deu !En l’oret punt l’ad faite manuverer.Pur ceste honur e pur ceste bontetLi nums Joiuse l’espée fut dunez.Barun franceis ne l’ deivent ublier :Enseigne en unt de Munjoie crierPur ço ne ’s poet nule gent cuntrester. — (Chanson de Roland) L’Empereur s’est couché dans un pré ;Il a mis sa grande lance à son chevet, le baron ;Car il ne veut pas se désarmer cette nuit.Il a vêtu son blanc haubert, bordé d’orfroi ;Il a lacé son heaume gemmé d’or ;Il a ceint Joyeuse, cette épée qui n’eut jamais sa pareille,Et qui chaque jour change trente fois de clarté...Nous pourrions vous parler de la lanceDont Notre-Seigneur fut percé sur la croix :Eh bien ! Charles, grâce à Dieu, en possède le ferEt l’a fait enchâsser dans le pommeau doré de son épée.À cause de cet honneur, à cause de sa bonté,On lui a donné le nom de Joyeuse ;Et ce n’est pas aux barons français de l’oublier,Puisqu’ils ont tiré de ce nom leur cri de Montjoie ;Et c’est pourquoi aucune nation ne leur peut tenir tête. L’enseigne Carle n’i voelt mie ublier,Munjoie escriet e haltement e cler.Rollant apelet sun ami e sun per :Sire cumpainz, à mei kar vus justez. — (La Chanson de Roland) Mais Olivier ne veut pas oublier la devise de Charles :Montjoie ! Montjoie ! » crie-t-il d’une voix haute et claire.Il appelle Roland, son ami, son pair : Compagnon, venez vous joindre à moi. ==== Variantes ==== mongoie, mongoye, monjoie, montjoe, munjoie ==== Dérivés dans d’autres langues ==== Français : montjoie === Références === Inspiré du Dictionnaire encyclopédique Quillet, Paris, 1934. *« montjoie », dans Dictionnaire de l’Académie française, sixième édition, 1832-1835 → consulter cet ouvrage « montjoie », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881–1902 → consulter cet ouvrage