mode de syllogisme

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (XIIIe siècle) Locution composée de mode, du latin modus (« procédé, méthode ») et de syllogisme, du latin syllogismus, lui-même emprunté au grec ancien συλλογισμός, sullogismós (« inférence, conclusion »), dérivé du grec ancien συλλογίζεσθαι, sullogizesthai (« assembler, rassembler »), lui-même composé du grec ancien συλ-, syl- (« préfixe signifiant avec, ensemble ») et du grec ancien -λογίζεσθαι, -logizesthai (« forme pronominale du verbe calculer, réfléchir »). === Attestations historiques === Codifiée par Aristote dans les Premiers Analytiques (IVe siècle av. J.-C.), le concept puis la terminologie des modes de syllogismes sont introduits en Occident par Boèce (VIe siècle) puis Pierre d’Espagne le Logicien dans ses Summulae logicales (c. 1239), sous la forme de vers mnémotechniques latins dont les voyelles (A, E, I, O) codent la structure des propositions de chaque mode ; la locution « mode de syllogisme » est popularisée en français dans les traités de logique à partir du (XVIIe siècle). === Locution nominale === mode de syllogisme \mɔd də si.lɔ.ʒism\ masculin (Logique, Philosophie) Dans la syllogistique aristotélicienne, un mode de syllogisme désigne chacune des formes valides que peut prendre un syllogisme catégorique — c’est-à-dire un raisonnement déductif composé de trois propositions catégoriques (de type A, E, I, O) reliées par un terme moyen — selon la qualité (affirmative ou négative) et la quantité (universelle ou particulière) de ses trois propositions (majeure, mineure et conclusion). [Le syllogisme est une] Déduction dans laquelle la conclusion résulte de deux autres propositions, la majeure et la mineure, appelées « prémisses ». « Tous les hommes sont mortels, or Socrate est un homme, donc Socrate est mortel » est un exemple canonique de syllogisme. Les modes du syllogisme ont été codifiés par Aristote. — (Dictionnaire de l’Académie française, article Syllogisme, Paris, 2006. → lire en ligne) Les règles qui servent à construire un syllogisme sont de deux sortes : les unes générales qui concernent tous les syllogismes, & les autres particulieres, qui déterminent les figures & les modes [de syllogisme]. — (Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, article Syllogisme, Diderot & d’Alembert, t. XV, Paris, 1765. → lire en ligne) C’est à ce dernier [Pierre d’Espagne], notamment, que l’on doit la dénomination des différents modes valides du syllogisme. Mais c’est seulement Leibniz qui, au XVIIe siècle, complétera la syllogistique aristotélicienne et démontrera la complétude du système ainsi constitué. — (Pierre Aubenque, Encyclopédie Universalis, article La syllogistique, 2026. → lire en ligne) À l’intérieur des figures, la quantité et la qualité des propositions permettent de distinguer les modes. Si l’on appelle A la proposition affirmative universelle et I la proposition affirmative particulière, E la proposition négative universelle et O la proposition négative particulière, on aura, selon la terminologie médiévale, les modes [de syllogisme] concluants suivants : Barbara, Celarent, Darii, Ferio, mots conventionnels dont les trois voyelles AAA, EAE, AII, EIO indiquent l’ordre de consécution des propositions (1re figure) ; Cesare, Camestres, Festino, Baroco (2e figure) ; Darapti, Disamis, Datisi, Felapton, Bocardo, Ferison (3e figure). — (Encyclopædia Universalis, article Syllogisme : la syllogistique, 2026. → lire en ligne) Les modes du syllogisme dépendent de la quantité et de la qualité des propositions composantes. Or nous avons vu qu’il y avait quatre sortes de propositions à ce double point de vue, et avons vu qu’elles étaient désignées par les lettres A E I O. On a calculé qu’elles pouvaient se combiner de 64 façons différentes. Il y aurait alors 64 modes de syllogisme. Mais en appliquant un certain nombre de règles générales auxquelles doit se conformer un syllogisme pour être juste, on trouve que 54 de ces modes sont faux. Il n’en reste dès lors que dix possibles. — (Émile Durkheim, Lecture 45 : Du syllogisme, Université de Bordeaux, 1884. → lire en ligne) === Synonymes === mode syllogistique === Variantes orthographiques === mode du syllogisme === Vocabulaire apparenté par le sens === Barbara Barbari Baroco Bocardo Bramantip (ou Bamalip) Camenes Camestres Camestros Celarent Celaront Cesare Cesaro conclusion Darapti Darii Datisi Dimatis Disamis Felapton Ferio Ferison Fesapo Festino Fresison majeure mineure proposition universelle proposition particulière syllogisme syllogistique === Hyperonymes === forme logique figure de syllogisme === Hyponymes === Barbara (mode AAA, 1re figure) Celarent (mode EAE, 1re figure) Darii (mode AII, 1re figure) Ferio (mode EIO, 1re figure) Cesare (mode EAE, 2e figure) Camestres (mode AEE, 2e figure) Festino (mode EIO, 2e figure) Baroco (mode AOO, 2e figure) Darapti (mode AAI, 3e figure) Disamis (mode IAI, 3e figure) Datisi (mode AII, 3e figure) Felapton (mode EAO, 3e figure) Bocardo (mode OAO, 3e figure) Ferison (mode EIO, 3e figure) === Traductions === === Voir aussi === Syllogisme sur l’encyclopédie Wikipédia === Références === Aristote, Premiers Analytiques, traduction Jules Barthélémy-Saint-Hilaire, Paris, Ladrange, 1839 Consulter en ligne Jules Lachelier, Études sur le syllogisme, suivies de L'Observation de Platner et d'une Note sur le Philèbe, Paris, Félix Alcan, 1907. Consulter en ligne Maurive Caveing, Robert Blanché, La Logique et son histoire, d’Aristote à Russell, Raison présente, n°19, Paris, 1971. Consulter en ligne