miche
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
Du latin mica (« miette », « parcelle ») → voir mie.
=== Nom commun ===
miche \miʃ\ féminin
(Boulangerie) Pain d’une grosseur moyenne, pesant une livre ou plus.
Nous avons encore pas mal de pain de seigle à manger, et la miche quotidienne est dure à pétrir. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, 1848)
Pendant qu’elle disposait les bols et qu’elle tirait de la huche la bonne miche de pain bis, mon compagnon lui demanda : […]. — (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
C’était une affaire délicate que le découpage de ma miche ; j’en fis cinq parts aussi égales que possible, et, pour qu’il n’y eût pas de pain gaspillé, je les distribuai en petites tranches ; chacun avait son morceau à son tour, comme si nous avions mangé à la gamelle. — (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887, pages 1-347)
Tous les soirs, je voyais mon maître apporter ma miche pour mes vingt-quatre heures, qui consistait en une omelette de deux œufs cuite avec des poireaux et de l’huile de chènevis. — (Jean-Roch Coignet, « Les cahiers du capitaine Coignet (1799-1815) », Hachette, 1899, page 4)
Il vivait aussi bien l’âge de ses quinze ans avec le quinquet éclairant la voûte du four où son père lui apprenait à aligner les miches, qu’il vivait dans l’époque présente engluée dans un crépuscule de silence et de calme. — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 65, Robert Laffont, 1968)
On en sort le plus souvent avec de gros pains d’un kilo ou des miches qu’on conserve. Pour nous, le luxe c’était la baguette ou la ficelle qu’on achetait exceptionnellement et qu’on ne trouvait pas d’ailleurs tous les jours, […]. — (Jacqueline Roux, Jhroe, Société des Écrivains, 2008, page 97)
(Par analogie) (Populaire) Fesse. — Note : Dans ce sens, il se dit surtout au pluriel.
Là-bas, sur la tribune du Souffle-Jupe, une croupe s’exhibait effrontément, une croupe monstrueuse, vêtue de linon clair.— Mâtin de mâtin, rugit le Montmartrois. « Quelle paire de miches! Quelle lune, messeigneurs! — (Arthur Bernède, Le roman d'un officier pauvre, tome 3, Paris : chez J. Ferenczy, 1915, p. 2515)
[…] qu'est-ce que ça pouvait leur foutre, c'est pas entre leurs miches que ça rentrait ces zobs dynamiques ! — (Alphonse Boudard, L’Hôpital : Une hostobiographie, Éditions de la Table Ronde, 1972, page 204)
— « Si tu causes si tu fais le con, tu vas voir tes miches, petit con. Je te fais la peau. » — (François Cavanna, Les Ritals, Belfond, 1978, page 29)
(Par analogie) (Populaire) Sein de la femme. — Note : Dans ce sens, il se dit surtout au pluriel.
Regarde cette paire de miches à l'air... et ce cul... Dommage que ce soit un mec. — (Alexis, L'enfant du Bois de Boulogne : retour du néant, avec la collaboration de Sophie de Neuville, Paris : chez Fayard, 1989, p. 91)
Il lui donne mille francs et elle lui montre ses seins. — Oh, cette paire de miches que vous avez, c'est pas vrai ! Eh ben, il a de la chance le Marcel. — (Les meilleures histoires drôles de Carlos, Paris : chez Ramsay & chez Archimbaud, 1997, p. 207)
Y fait ni une ni deux, y quitte son bénard, s’couche à côté de la bonne femme, lui p’lote les miches, sort sa clarinette, et entreprend d’l’enfiler en levrette à la surprenante. — (Claude Croubois, Retour à Tours, rue Basse, Geste Éditions, 2009)
==== Notes ====
Il peut y avoir confusion dans les sens de « fesses » et de « seins » ; seul le contexte permet de départager.
==== Synonymes ====
→ voir fesses
==== Dérivés ====
avoir les miches à zéro
en recevoir plein les miches
miche de quatorze sous
michette, michotte, petite miche
michon
==== Proverbes et phrases toutes faites ====
il vaut mieux courir à la miche qu’au médecin (avoir un bon appétit est signe de bonne santé)
se cailler les miches (avoir froid)
==== Apparentés étymologiques ====
miette
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
miche figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : pain, figue, saucisson.
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
France (Vosges) : écouter « miche [Prononciation ?] »
France (Lyon) : écouter « miche [Prononciation ?] »
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
=== Références ===
« miche », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (miche), mais l’article a pu être modifié depuis.
== Ancien français ==
=== Étymologie ===
Du latin mica (« miette »).
=== Nom commun ===
miche *\Prononciation ?\ féminin
Miette.
Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Miette, objet de peu de valeur.
==== Dérivés ====
michete
michot
==== Apparentés étymologiques ====
mie
miette
==== Dérivés dans d’autres langues ====
Français : miche
=== Références ===
Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881–1902 → consulter cet ouvrage