matrimoniomane
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(début XIXe siècle) Dérivé de matrimonial, avec le suffixe -mane : après le succès du vaudeville La Matrimoniomanie (1812), le mot matrimoniomane est utilisé pour désigner un certain Claude Vuillaume, créateur à Paris, en 1805, de la première agence matrimoniale.
=== Nom commun ===
matrimoniomane \ma.tʁi.mɔ.njɔ.man\ masculin et féminin identiques
Personne spécialisée dans l’arrangement de mariages.
M. Willaume l’illustre matrimoniomane, réclame la supériorité sur M. Brunet, son concurrent, parce que, dit-il, ce dernier s’occupe particulièrement du sort des jeunes garçons, tandis que lui, M. Willaume, emploie ses veilles à être utile au beau sexe en lui préparant des chaînes légères, ce qui est plus noble, selon lui. — (Petites affiches, journal d’annonces, politique et littéraire de Valenciennes, 5e année, no 510, 18 octobre 1826, page 349)
Marieurs fameux, matrimoniomanes infatigables, Willaume, Brunet, vous avez rivé bien des fers, accouplé deux à deux à la grande chaîne de l’hymen et marqué du T. P. conjugal bien des malheureux, rapproché des rhumatismes et des teints de rose ; le vieillard vous doit sa jolie garde-malade, la folle surannée un Adonis et l’Adonis le paiement de ses dettes. — (Matrimoniomanie, dans Le Figaro, 2e année, no 252, Paris, 27 septembre 1827, page 1)
Le matrimoniomane, j’emploie ce mot comme dérivant naturellement de matrimoniomanie, le matrimoniomane, dis-je doit tout savoir ; le chiffre de la dot, celui des espérances, la valeur du trousseau, l’âge réel, non seulement des jeunes gens, mais aussi des parens[sic] à tous les degrés successibles, il doit savoir si un oncle chéri a quelque chance de mourir de la goutte, si une respectable tante souffre depuis longtemps de son catharre[sic : catarrhe]. — (M. Wuillaume, entrepreneur-général des mariages de la Grande-armée, dans L’Écho de la frontière, no 2121, Valenciennes, 15 février 1839, page 1)
Personne qui cherche ou tient à se marier.
De la part d’une jeune fille, ce genre de signal devait sembler extraordinaire au matrimoniomane, mais il pensa qu’il avait affaire à une jeune et sincère républicaine, et se rendit à l’heure dite au lieu désigné. […] Enfin, notre homme, relâché après quelques heures de détention, retourna chez lui, complètement guéri de sa matrimoniomanie. — (Journal de Lot-et-Garonne, 48e année, no 51, Agen, 26 février 1851, page 4)
Le matrimoniomane n’y tient plus, et il assigne en police correctionnelle l’entrepreneur pour lui avoir escroqué 25 francs. Il réclame 2000 francs de dommages-intérêts pour toutes ses dépenses, ses ports de lettres, ses courses aux quatre extrémités de la capitale, ses espérances déçues, etc. — (A la recherche d’une épouse, dans L’Ariégeois, 30e année, no 2191, Foix, 6 octobre 1875, page 3)
Après de longues méditations, ils décidèrent que leur ami matrimoniomane subirait, pendant une huitaine de jours, une claustration salutaire chez les trappistes ; là, il accomplirait une retraite hermétique où il bénéficierait d’une atmosphère de célibat absolue ; il en comprendrait les beautés sublimes et il cesserait d’en rêver d’autres… — (Louis Roya, Nicolas ou le mariage d’un célibataire endurci, feuilleton dans La Lanterne, 51e année, no 17613, Paris, 23 octobre 1925, page 2)
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
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=== Références ===