maringouin
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Date à préciser) Du guarani mbarigui (« cousin, moustique »).
=== Nom commun ===
maringouin \ma.ʁɛ̃.ɡwɛ̃\ masculin
Nom vulgaire de diverses espèces de tipules (cousins) des Antilles et d’autres pays.
Les maringouins montaient en buée vibrante. — (Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 354)
Déçu, je m’étendis dans mon hamac mais n’y trouvai point le repos. J’étais désolé par les moustiques qu’on nomme ici des maringouins. — (Paul Morand, Montociel, rajah aux Grandes Indes, 1947)
Les Saint-Cyriens de naguère se souviennent encore des invasions de maringouins qu’ils subissaient sans stoïcisme. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 30)
(Canada), (Missouri) Moustique.
de vérité le métier est rude de marcher à pied dans les bois de porter soy mesme ses vivres [...], estre mangé des maringouins et n’avoir pas plus de douceur qu’un simple soldat [...] — (Jacques-René de Brisay, Denonville au ministre Seignelay, 1687)
Ces Maringouins incommodes, ſont de petits Moucherons à peu près ſembables à ceux de l’Europe, mais qui ſe trouvèrent en ſi grande quantité dans cet endroit, qu’il ne me fut pas poſſible de m’en debarraſſer, quelque précaution que je priſſe de faire joüer ſans ceſſe devant moi une branche de feuillage, que j’avois cueillie à cet effet. — (Claude Le Beau, Avantures du Sr. Le Beau, 1738)
Au pays de Québec les garçons sont traités en hommes dès qu’ils prennent part au travail des hommes, et de leur usage précoce du tabac ils peuvent toujours donner comme raison que c’est une défense contre les terribles insectes harcelants de l’été : moustiques, maringouins et mouches noires. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
Les maringouins arrivaient en légions si nombreuses que leur bourdonnement formait une clameur, une vaste note basse qui emplissait la clairière comme un mugissement. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
Le dernier maringouin vint se poser sur la figure de la petite Alma-Rose. Gravement elle récita les paroles sacramentelles :— Mouche, mouche diabolique, mon nez n’est pas une place publique !Puis elle écrasa prestement la bestiole d’une tape. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
Les touristes viennent pour les crocodiles mais trouvent les maringouins.
Les moustiques ou les maringouins, c’est la même chose au Québec.
Les maringouins c’est une bibitteFaut se gratter quand ça nous piqueJe vous dis c’est bien souffrantC’est cent fois pire que l’mal aux dentsJ’ai les jambes pleines de piqûresC’est comme un vrai morceau de forçureJ’ai la peau toute enlevéeC’est parce que j’me suis trop grattée — (La Bolduc, Les maringouins)
Taon, mouche à cheval : Taon : TubanusGuêpe à cheval : L’Œstre du cheval : Gastrus equiFrappe-à-bord : Les Chrysops : Chrysops nigerBrulôt : Simule : SimuliumMaringouins : Cousins : Culex pipiensMouches à vers : Mouche de la viande : Culliphora vomitariaMouche jaune : Mouche merdivore : Musca merdariaChiques, barbeaux : Les larves de l’Œstre du cheval : Gastrus equiChenilles des vaches : Les larves de l’Œstre du bœuf : Hypoderma bovisLève-cul, culbuteux : Les larves des Cousins : CulexMoustiques : Tous le autres Diptères de petite taille — (Noms vulgaires des insectes en Canada, Le Naturaliste canadien, tome troisième, no. 4 (mars 1871), C. Darveau, Québec, 1871)
==== Variantes orthographiques ====
maringoin
==== Synonymes ====
Sens 1
cousin
Sens 2
moustique
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
La prononciation \ma.ʁɛ̃.ɡwɛ̃\ rime avec les mots qui finissent en \wɛ̃\.
\ma.ʁɛ̃.ɡwɛ̃\
Canada : \ma.ʁẽ.ɡwẽ\
Rawdon (Canada) : écouter « maringouin [Prononciation ?] »
=== Voir aussi ===
maringouin sur Wikipédia
=== Références ===
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (maringouin), mais l’article a pu être modifié depuis.
André Thibault, La nouvelle BDLP-Antilles », dans André Thibault (éd.), Le français dans les Antilles : études linguistiques, L’Harmattan, 2012.