majoral
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
Du latin major (« plus grand »)
=== Adjectif ===
majoral \ma.ʒɔ.ʁal\ masculin
(Histoire) Relatif aux fonctions de maire du palais, pendant la période mérovingienne.
Il faut dire que Pépin, à la différence de son oncle Grimoald, se garda bien de brûler les étapes, et qu’il fit preuve de la plus grande habileté. [...] Ainsi réussit-il à établir l’hérédité de la fonction majorale à un moment où le roi n’était plus que son jouet, et où son auctoritas n’était plus que formelle. — (Stéphane Lebecq, Nouvelle Histoire de la France médiévale, volume 1, Les origines franques : Ve-IXe siècles, 2e partie (« Au nord, les forces de l’avenir »), chapitre 4 (« Entre 639 et 714 : la crise de la royauté et l’irrésistible ascension des Pippinides »), sous-chapitre « Pépin II, « princeps » entre deux mondes »), page 151. Éditions du Seuil, collection « Points. Histoire » no 201, 1990.)
(Politique) Relatif aux fonctions de maire (en tant que dirigeant d’une municipalité).
Je ne serai pas le Brutus de la vie politique lilloise. J’ai trop de respect pour la fonction majorale, mais je ferai tout pour que le beffroi reste à gauche. — (Laurie Moniez, « Municipales : à Lille, la citadelle Martine Aubry menacée ». Le Monde no 23217, 3 septembre 2019, page 11. L’auteur des propos cités est le sénateur Patrick Kanner, ancien conseiller municipal de Lille.)
=== Nom commun ===
majoral \ma.ʒɔ.ʁal\ masculin
Titre porté par chacun des cinquante membres du consistoire du félibrige.
Le majoral est non seulement ce jour là une figure pittoresque, il devient un véritable gardien du Temple, autorité suprême dʼune culture et dʼun peuple. — (Denis Martin, Fondation nationale des sciences politiques. Centre dʼétudes et de recherches internationales, Sur la piste des OPNI (objets politiques non identifiés), 2002)
(Provence) Berger en chef d’un grand troupeau.
Cas d'Antoine Lautyé, pasteur de la Sarnerode, diocèse de Mende, demeurant pour majoral (berger-chef ), en 1555-1560, chez M. Durand Victor, de Mèze (bourg côtier) et qui vend 3 quintaux de laine au marchand Rodain. — (Emmanuel Le Roy Ladurie, Les paysans de Languedoc, tome 1, éd. de Gruyter, 2017.)
A Galinières, en 1638, on avait : 12 bouviers, 1 majoral et 2 bergers des vaches, 1 majoral et 4 bergers des brebis, avec , en outre, 1 majoral et 2 bergers de cavalles, 1 palfrenier, ce qui révèle un emploi étendu des chevaux [...] — (Collectif, L'Aubrac, tome 2, éd. CNRS, 1971.)
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
Auriol (France) : écouter « majoral [Prononciation ?] »
Somain (France) : écouter « majoral [Prononciation ?] »
== Occitan ==
=== Étymologie ===
Du latin major (« plus grand »)
=== Adjectif ===
majoral \ma.d͡ʒu.ˈɾal\ (graphie normalisée)
Principal, supérieur, éminent.
=== Nom commun ===
majoral \ma.d͡ʒu.ˈɾal\ (graphie normalisée)
Maître berger.
(Littérature) Majoral du félibrige.
=== Références ===
Congrès permanent de la lenga occitana, 20 dictionnaires occitans en ligne, XIX - XX s → consulter cet ouvrage
(oc) Joan de Cantalausa, Diccionari General Occitan a partir dels parlars lengadocians, 2002, ISBN 2-912293-04-9, C.A.O.C. → ieo12.org, mertyl.free.fr (PDF)
Christian Laux, Dictionnaire occitan-français (Laux), Institut d’Estudis Occitans, 2001 → consulter en ligne
Josiane Ubaud, Diccionari ortografic, gramatical e morfologic de l’occitan segon los parlars lengadocians, Trabucaire, 2011, ISBN 978-2-84974-125-2