latin scolastique

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (Attestée en 1773) Locution composée de latin et de scolastique. ==== Attestations historiques ==== […] analyſes du latin-romain, du latin-celtique, du latin du moyen âge, du latin ſcolaſtique & des origines de la langue françoiſe, dans un abrégé des fables & de l’hiſtoire des Peuples de l’Europe […] — (Mercure de France, Lacombe, Paris, août 1773, page 193 → lire en ligne) […] analyses du latin romain, du latin celtique, du latin du Moyen-âge, du latin scolastique et des origines de la langue française, dans un abrégé des fables et de l'histoire des peuples de l’Europe […] === Locution nominale === latin scolastique \la.tɛ̃ skɔ.las.tik\ masculin singulier Forme plus théorique et formelle du latin utilisée dans les domaines scolastiques (théologie, philosophie, droit, etc.) principalement entre le xiie siècle et la Renaissance, mais qui a perduré jusqu’au xviie siècle. Le latin scolastique, d’abord tout saturé d’éléments techniques et étrangers, trouvera une forme plus claire, plus noble aussi, dans le latin de Thomas d’Aquin qui, grâce peut-être à son origine italienne, modifie cette langue terne et technique des écoles en un latin plus vivant et plus « humain ». — (Christine Mohrmann, Études sur le latin des chrétiens, volume Ⅱ (« Latin chrétien et médiéval »), edizioni di Storia e Letteratura, Rome, 1961, page 214 → lire en ligne) Grâce à ces qualités qui en faisaient le latin scolastique, véhicule parfait des enseignements théologiques et philosophiques de l’époque, le bas-latin réussit jusqu’au déclin de l’époque féodale à résister à la progression des langues vulgaires, en nette expansion depuis les xiie et xiiie siècles. — (Johannes Irmscher, « La nouvelle latinité et la connaissance du grec », dans L’Époque de la Renaissance, Tibor Klaniczay, Eva Kushner, André Stegmann et al., tome 1er (1988), réimpression : John Benjamins Publishing Company, Amsterdam / Philadelphie, 2009, page 117 → lire en ligne) Ce mouvement néanmoins rencontre de nombreuses résistances dont celle des éditeurs de son compatriote Spinoza qui, jugeant trop « classique » le latin du philosophe, l’aménagent au goût du latin scolastique, nettement mieux reçu. — (Monique Bouquet, Les vicissitudes grammaticales du texte latin : du Moyen-Age aux Lumières, Peeters, Louvain / Paris / Sterling, 2002, page 83, note 134 → lire en ligne) Mais comme le latin scolastique, remarquable par ses créations lexicales, s’exprimait dans une syntaxe pauvre, dans un style monotone et qu’il ignorait les auteurs anciens, on regretta la grande éloquence classique restée présente par les textes littéraires. Dès le XIVe s., on se remet à traduire ces textes de l’Antiquité et certains engagent contre le latin scolastique une lutte implacable, qui aboutira à la victoire des idées de la Renaissance. — (Alain Rey et al., Dictionnaire historique de la langue française, nouvelle édition, Le Robert, juillet 2010 → lire en ligne) ==== Vocabulaire apparenté par le sens ==== ==== Hyperonymes ==== bas latin latin langue (Linguistique) ==== Traductions ==== === Prononciation === La prononciation \la.tɛ̃ skɔ.las.tik\ rime avec les mots qui finissent en \ik\. → Prononciation audio manquante. (Ajouter un fichier ou en enregistrer un avec Lingua Libre )