je-viens

التعريفات والمعاني

=== Étymologie === Vient de l'expression française « Je viens de ». Cette expression était utilisée au départ pour désigner tous les comoriens qui arrivaient de France pour frimer au pays ; qui se présentaient en disant : « je viens de » telle ou telle ville française, montraient qu'ils étaient riches, qu'ils n'utilisaient pas n'importe quelle monnaie, mais de la monnaie française puis européenne, et qui faussaient ainsi l'image de la France, alors qu'ils vivaient misérablement là-bas, travaillaient dur, se privaient de tout plaisir pour économiser le moindre centime et arriver au pays vivre heureux pendant un laps de temps. Vivre heureux dans le pays où ils existaient réellement, où ils étaient respectés et surestimés. Ce besoin de s'afficher était dû au fait que, pendant longtemps, les habitants des Comores considéraient que tout ce qui arrivait de la France, ancienne puissance coloniale, était forcément meilleur que tout ce qui était du pays, et par-là objet à toutes les convoitises. Cependant, au fil du temps, cette expression est devenue, par métonymie, un nom commun pour désigner tous ceux qui arrivent de l'Occident en séjour dans le pays, que ceux-ci soient comoriens ou pas. == Français == === Nom commun === je-viens \ʒə.vjɛ̃\ masculin (pour une femme, on dit : je-vienne) (Comores) Vacancier qui vient de l’Occident passer un petit séjour au pays. Mwangaza a dit à Ngazi qu'elle trouve qu’il y a beaucoup de monde à l’aéroport aujourd’hui. Et Ngazi lui a répondu que c’est tout à fait normal car la période de juillet-août est la période où les je-viens arrivent beaucoup de France. Une fois que Shabane fut installé, Rhen, qui venait d’écrire quelque chose sur son portable, le lui montra. Shabane y lut : C’est quoi, un je-viens ? — C’est le nom que l’on donne à tous ceux qui viennent de France, surtout ceux qui sont nés là-bas. Parce qu’ils "viennent", ils ne sont pas là pour rester. — (Touhfat Mouhtare, Vert cru, KomEdit, 2018, page 45) ==== Traductions ====