hexagone logique

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (1951) Composé de hexagone, du latin hexagonum (« hexagone »), lui-même issu du grec ancien ἑξάγωνον, hexágônon (« hexagone »), et de logique, du latin logica (« logique »), lui-même issu du grec ancien λογική, logikḗ (« relatif à la raison »). === Attestations historiques === La locution est attestée pour la première fois dans l’ouvrage Logique II (Hermann, Paris, (1951)) du mathématicien et logicien français Augustin Sesmat, et découverte de façon indépendante en (1953) par le philosophe et logicien Robert Blanché (Sur l'opposition des concepts, Theoria, vol. 19). C'est Blanché qui systématise et diffuse le concept dans ses Structures intellectuelles - Essai sur l’organisation systématique des concepts (Vrin, (1966)). === Locution nominale === hexagone logique \ɛk.za.ɡɔn lɔ.ʒik\ masculin (Logique, Philosophie, Rhétorique, Sémiotique) Extension du carré logique aristotélicien à six sommets, obtenue en ajoutant aux quatre assertions traditionnelles (A, E, I, O) deux nouvelles assertions, U (disjonction de A et E) et Y (conjonction de I et O), reliées entre elles par des rapports de contradiction, de contrariété, de subcontrariété et de subalternation. Il a en effet été montré (en 1950) que tout carré logique laisse émerger automatiquement un « hexagone logique » (sa clôture). Cette découverte est de fait très importante car il a également été démontré, au même moment, que la forme hexagonale ainsi obtenue est, en un sens important, « complète » : rien n’y manque (alors qu’il manquait précisément les deux sommets « U » et « Y » au carré standard « AEIO »). Qui plus est, tout hexagone logique contient automatiquement en son sein non pas un, mais trois carrés logiques. — (Alessio Moretti, Le retour du refoulé : l’hexagone logique qui est derrière le carré sémiotique, in Ben Aziza H. et Chatti S. (dir.), Le carré et ses extensions, 2014. → lire en ligne) Plutôt que de trancher entre un usage inclusif ou exclusif, une logique des oppositions est capable de prendre en compte les deux interprétations en faisant du carré un nouveau polygone d'oppositions : un hexagone logique, créé d'abord par Sesmat (1951) et Blanché (1953) puis développé pour un ensemble d’expressions favorables à une tripartition du champ lexical. — (Fabien Schang, L’opposition : analyse logique d’une notion flottante, Varia, Syntaxe et sémantique, n° 13, Presses Universitaires de Caen, 2012. → lire en ligne) En cet article nous montrons en premier lieu que la théorie de l’hexagone logique de Blanché n’est pas, comme il le pense, le résultat d’une réflexion philosophique, mais qu’elle relève véritablement de la logique scientifique, puisqu’elle s’insère tout naturellement dans la structure d’ensemble des liaisons uninaires (ou monaires) de la logique trivalente des propositions. — (Pierre Sauriol, Remarques sur la théorie de l’hexagone logique de Blanché, Dialogue. Revue canadienne de philosophie, vol. 7, n° 3, Cambridge University Press, 1968. → lire en ligne) ==== Synonymes ==== hexagone d’opposition ==== Vocabulaire apparenté par le sens ==== carré logique carré des oppositions carré sémiotique contradiction contrariété logique déontique logique formelle logique modale proposition catégorique sous-contrariété subalternation subcontrariété syllogisme ==== Hyperonymes ==== polygone d’oppositions diagramme logique ==== Hyponymes ==== hexagone modal hexagone déontique ==== Traductions ==== === Prononciation === \ɛk.za.ɡɔn lɔ.ʒik\ === Voir aussi === hexagone logique sur l’encyclopédie Wikipédia === Références === Robert Blanché, Structures intellectuelles. Essai sur l'organisation systématique des concepts, Vrin, Paris, 1966, ISBN 978-2-7116-0073-1 Robert Blanché, Sur l'opposition des concepts, Theoria, vol. 19, 1953. Augustin Sesmat, Logique II, Hermann, Paris, 1951 Consulter en ligne Pierre Sauriol, Remarques sur la théorie de l'hexagone logique de Blanché, Dialogue. Revue canadienne de philosophie, vol. 7, n° 3, 1968.