haro

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (XIIe siècle) Voir l’ancien français hara (« au secours, à l’aide »), plus avant, de l’ancien bas francique *hara (« ici ») → voir here en anglais, här en suédois. === Interjection === haro (h aspiré)\a.ʁo\ invariable (Vieilli) Cri de victime pour attirer l’attention, appel au secours. Haro, haro, le grand et le mineur ! — (François Villon, Le Testament, Ballade à s'amie, 2ème huitain, 5ème décasyllabe → lire en ligne) Cri des chasseurs pour exciter les chiens de chasse. Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter) (Par extension) Clameur pour refuser, renier, rejeter, quelque chose ou quelqu’un. Je les guérirais de leur malheur en leur montrant celui de Villon dans son cachot et celui de l’âne sur lequel, depuis le début du monde, les puissants crient « haro !… » — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 150) Dès qu'on évoque le rôle de l'interprétation analogique dans une argumentation ou une invention scientifiques, on entend aussitôt crier haro sur la métaphore. — (J.-C. Passeron, Analogie, connaissance et poésie, dans, Métaphores et analogies : schèmes argumentatifs des sciences sociales, Librairie Droz, 2000, page 19) Haro sur l’huile de palme, accusée de contribuer à la déforestation et d’être nocive pour nos artères. — (Huile indésirable, dans L’Usine nouvelle no 3186, du 1er avril 2010) À ces mots, on cria haro sur le baudet. — (Jean de La Fontaine, Les Animaux malades de la peste dans la bibliothèque Wikisource , Bernardin-Béchet, Libraire-Éditeur, 1874) === Nom commun === haro (h aspiré)\a.ʁo\ masculin invariable (Histoire) Procédure dont on se servait, suivant la coutume de Normandie, pour faire arrêt sur quelqu’un ou sur quelque chose (au Moyen Âge, cri des marchands signifiant la fin d’une vente), et pour aller sur-le-champ devant le juge. (Sens figuré) …il se fit une clameur de haro sur l’orgueil du négociant ; son affectation à ne voir personne, à ne pas descendre au Havre, fut alors remarquée et attribuée à un mépris dont se vengea le Havre en mettant en question cette soudaine fortune. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844) (Par extension) Manifestation publique de réprobation pour refuser, renier, rejeter, quelque chose ou quelqu’un, le désigner à la vindicte populaire. Ce fut d’abord un grand haro parmi les amis de Rodolphe lorsqu’ils apprirent son mariage. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème , 1848) Soudain, comme par l’effet d’une onde électrique, tout le groupe se précipita, braillant avec les camarades, sans signification, sans motif ; alors, d’autres groupes frôlés se joignirent, des grands entraînèrent leurs petits frères, des causeurs tranquilles sautèrent, brusquement emballés, plus éperdus, plus frénétiques, clamant plus fort que les premiers, et ce fut une ruée d’élément, un haro unanime, un emportement destructeur et oppresseur : panique, assaut, joie brute. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908) ==== Dérivés ==== crier haro sur quelqu’un harlou clameur de haro ==== Traductions ==== === Prononciation === France (Lyon) : écouter « haro [Prononciation ?] » France (Vosges) : écouter « haro [Prononciation ?] » Canada (Shawinigan) : écouter « haro [Prononciation ?] » Somain (France) : écouter « haro [Prononciation ?] » === Anagrammes === → Modifier la liste d’anagrammes === Voir aussi === haro sur Wikipédia === Références === Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (haro), mais l’article a pu être modifié depuis. == Espéranto == === Étymologie === De l’allemand Haar, du néerlandais haar, de l’anglais hair. === Nom commun === haro \ˈha.ro\ mot-racine UV (Anatomie) Cheveu, poil. ==== Dérivés ==== Académiques: hararo (composition UV de racines) : chevelure harego (composition UV de racines) : soie de cochon harligo (composition UV de racines) : tresse de cheveux kolharoj (composition UV de racines) = kolhararo : crinière lipharoj (composition UV de racines) = liphararo : moustache okulharo (composition UV de racines) : cil vangharoj (composition UV de racines) : favoris Autre: hariĝi : se couvrir de poils, de cheveux harfendi : couper les cheveux en quatre, pinailler senhara : glabre = kalva : chauve senharigi : épiler senhariĝi : devenir chauve ==== Méronymes ==== skalpo (mot-racine 2OA ) : scalp ==== Vocabulaire apparenté par le sens ==== haro figure dans le recueil de vocabulaire en espéranto ayant pour thème : cheveu. Le thésaurus cheveu en espéranto === Prononciation === (Région à préciser) : écouter « haro [ˈha.ɾo] » Pays-Bas (partie continentale) (Wijchen) : écouter « haro [Prononciation ?] » Brésil : écouter « haro [Prononciation ?] » France (Toulouse) : écouter « haro [Prononciation ?] » France (Vosges) : écouter « haro [Prononciation ?] » === Voir aussi === haro sur l’encyclopédie Wikipédia (en espéranto) Kaphararo sur l’encyclopédie Wikipédia (en espéranto) Lipharoj sur l’encyclopédie Wikipédia (en espéranto) (kolharoj) Longharoj sur l’encyclopédie Wikipédia (en espéranto) === Références === ==== Bibliographie ==== E. Grosjean-Maupin, Plena Vortaro de Esperanto, SAT, Parizo, 1934 (selon Retavortaro) haro sur le site Plena Ilustrita Vortaro de Esperanto (PIV) haro sur le site Reta-vortaro.de (RV) Racine(s) ou affixe(s) "har-", "-o" présents dans le dictionnaire des racines « Universala Vortaro » (R1 de l’Akademio de Esperanto). == Ido == === Étymologie === De l’espéranto. === Nom commun === haro \ˈha.rɔ\ (Anatomie) Cheveu (de la tête de quelqu’un), crin. == Lorrain == === Étymologie === (Date à préciser) Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici. === Nom commun === haro \haro\ masculin (Fréland) (Ichtyologie) Hareng. Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter) ==== Variantes dialectales ==== ara, hara (Pays welche) harang (Patois de la Fentsch, du Saulnois) harog (La Bresse) hèrang (Patois messin, de l’Isle, du Pays-Haut, de la Nied) horang (Patois vosgien) === Références === ==== Bibliographie ==== Henri Baradel, Gaby Baumann et al., Glossaire thématique du parler welche, 1998