gynécée
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
Emprunté au latin gynaeceum (« gynécée »).
=== Nom commun ===
gynécée \ʒi.ne.se\ masculin
(Antiquité) Appartement réservé aux femmes chez les Grecs.
[…] toujours et partout, la femme, subordonnée à l’homme, avait été enfermée dans la maison, dans le gynécée. — (Paul Lafargue, La Question de la femme, 1904)
À cet égard je serais presque tenté de recommander à nouveau les gynécées, si toutefois de son côté cette contrainte n’avait pas d’effet nuisible. — (Søren Kierkegaard, Le Journal du séducteur, Folio, Essais, 1843, traduction de F. et O. Prior et M. H. Guignot, p. 74)
Enfermées dans le terem, gynécée tatar ou byzantin, les tsarines et les tsarevnas laissaient les tsars à la grossièreté de leur sexe. — (Anatole Leroy-Beaulieu, L’Empire des tsars et les russes, tome 1 : Le pays et les habitants, Librairie Hachette et Cie, 1883, p. 256)
(Par extension) Pendant son bref séjour là-bas, il avait appris une dizaine de jurons russes et les éructait au milieu du gynécée où s’affairaient les ouvrières françaises. — (Henri Troyat, Aliocha, Flammarion, 1991, page 102)
(Biologie végétale, Anatomie végétale) Ensemble des organes reproducteurs femelles d’une fleur, formés par un ou plusieurs carpelles, souvent désignés sous le nom de pistil.
Quant au gynécée, la position de l’ovaire par rapport aux pièces florales est importante. Il est dit supère, comme chez la tomate et l’oranger par exemple, s’il est au-dessus de l’insertion du périanthe et des étamines et infère si l’insertion est en dessous, cas du pommier ou du bégonia par exemple. — (Jean-Claude Laberche, « 2. Savoir décrire un végétal ». Biologie végétale, Dunod, 2020. p.12-44. CAIRN.INFO, → lire en ligne)
==== Notes ====
Peu de noms masculins se terminent par -ée en français. Hormis gynécée, il s’agit de : Alcée, Alphée, Amédée, androcée, apogée, athée (épicène), athénée, Borée et borée, caducée, camée, Céphée, cicisbée, Circée, Colisée, Colossée, conopée, coryphée (épicène), Cychrée, écomusée, Élysée et élysée (adjectif épicène), Empyrée et empyrée, Énée, érythrée (adjectif épicène), Eunée, Galilée, hyménée, hypogée, Irénée, Lénée, lépidostée, lépisostée, Lycée et lycée (adjectif épicène et nom), Macchabée et macchabée, mausolée, Morphée, Musée et musée, Nérée, nymphée, odée, Odyssée, Œnée, Orphée, périgée, périnée, Persée, Phinée, (Le) Pirée, pongée, propylée, Protée et protée, Prytanée et prytanée, Ptolémée, pygmée (épicène), Pyrénée et pyrénée (adjectif épicène), romanée, scarabée, sigisbée, spondée, tarpée (adjectif épicène), Thaddée, Thésée, Timothée, trochée, trophée, vosne-romanée et zée.La plupart de ces mots sont issus d’emprunts latins d’origine grecque se terminant par -eus (< -ευς ; par exemple, Thésée), -ēus/-ēum (< -ειος/-ειον ; par exemple, lycée [adjectif] / lycée/Lycée [noms]), -æus/-æum (< -αιος/-αιον ; par exemple, pyrénée/Pyrénée) ou plus rarement -ius/-ium (< -ιος/-ιον ; par exemple, élysée/Élysée).Les mots issus de termes latins en -āneus (suffixe proprement latin, formé de -ānus + -eus), comme méditerrané, momentané ou spontané, s’écrivent désormais avec la terminaison -ané. Le Dictionnaire de l’Académie française écrivit ces derniers mots avec -anée dans ses quatre premières éditions avant d’adopter la graphie actuelle à partir de la cinquième édition.
==== Synonymes ====
(Endroit réservé aux femmes) gynaeconitis, sérail, harem, andarouni, zenana
==== Antonymes ====
(Endroit réservé aux hommes) andron, andronitis, birouni
(Organes mâle de la fleur) androcée
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
gynécée figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : femme, fleur.
==== Hyperonymes ====
organe floral
verticille floral
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
France (Lyon) : écouter « gynécée [Prononciation ?] »
=== Voir aussi ===
gynécée sur l’encyclopédie Wikipédia
=== Références ===
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (gynécée), mais l’article a pu être modifié depuis.