gamme pythagoricienne

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (Attesté en 1873) De gamme, du grec γάμμα, gamma (« gamma »), nom de la lettre grecque Γ {\displaystyle \Gamma } qui désignait anciennement la note la plus grave de l’échelle musicale, et de pythagoricien, adjectif dérivé du nom propre Pythagore, mathématicien et philosophe grec (v. 580 – v. 495 av. J.-C.)., à qui la théorisation de cette gamme a été attribuée par des textes médiévaux. référence nécessaire (résoudre le problème) === Locution nominale === gamme pythagoricienne \ɡam pi.ta.ɡɔ.ʁi.sjɛn\ féminin (Musique, Acoustique, Mathématiques) Gamme musicale construite exclusivement à partir de la superposition d'intervalles de quintes pures (de rapport 3 2 {\displaystyle {\frac {3}{2}}} ), ramenés dans le cadre d'une octave (de rapport 2 1 {\displaystyle {\frac {2}{1}}} ) ; c'est la plus ancienne méthode d'accord des instruments à sons fixes en Occident, utilisée jusqu'à la fin du Moyen Âge. De cette suite de quintes justes a été créée la gamme pythagoricienne, non pas par Pythagore lui-même mais par ses disciples. Cette gamme pythagoricienne comporte donc onze quintes justes et une quinte fausse. La douzième quinte diminuée pour former l’octave juste, est la « quinte du loup ». — (Charlotte Saulneron, Pythagore ou les origines de la gamme, ResMusica, 13 août 2018. → lire en ligne) Les sept planètes correspondent aux sept intervalles de la gamme pythagoricienne. Cette gamme des planètes est la preuve que le cosmos, au sens d'univers harmonieux, est régi par des rapports numériques. — (Martin Barré, La musique des sphères, Blog Gallica, Bibliothèque nationale de France, 20 février 2026. → lire en ligne) D'autre part, des expériences récentes, qui sont dues à MM. Cornu et Mercadier, semblent permettre de conclure que la gamme pythagoricienne seule doit être admise au point de vue mélodique. — (Dr C. M. Gariel, La Gamme, La Nature – Revue des sciences, Paris, Imp. Simon Raçon et comp., vol. 1, nos 1 à 26, p. 38, 1873. → lire en ligne) L'intervalle de 12 quintes représente une étendue légèrement supérieure à 7 octaves, la différence étant le comma pythagoricien. La dernière quinte est raccourcie pour donner à l'ensemble une étendue valant exactement 7 octaves : elle forme la quinte dite « du loup » car elle est très dissonante. — (Pierre-Yves Asselin, Musique et Tempérament, préface de Marie-Claire Alain, Paris, Jobert, 2000 (1re éd. 1984), ISBN 2905335009, p. 139) ==== Synonymes ==== accord pythagoricien ==== Vocabulaire apparenté par le sens ==== gamme tempérée gamme naturelle comma pythagoricien quinte du loup cycle des quintes monocorde ==== Traductions ==== === Prononciation === français : \ɡam pi.ta.ɡɔ.ʁi.sjɛn\ France (Paris) : [ɡam pi.ta.ɡɔ.ʁi.sjɛn] === Voir aussi === gamme pythagoricienne sur l’encyclopédie Wikipédia La Gamme (Gariel) === Références === Pierre-Yves Asselin, Musique et Tempérament, préface de Marie-Claire Alain, Paris, Jobert, 2000 (1re éd. 1984), ISBN 2905335009. Patrice Bailhache, Une histoire de l'acoustique musicale, Paris, CNRS Éditions, 2001, ISBN 2-271-05840-6. Dr C. M. Gariel, « La Gamme », La Nature – Revue des sciences, Paris, 1873, vol. 1, p. 36-40. Texte intégral sur Wikisource. ==== Sources ====