fournée
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
→ voir four
=== Nom commun ===
fournée \fuʁ.ne\ féminin
Quantité de pain qu’on fait cuire ou qu’on peut faire cuire à la fois dans un four.
Il fallait toujours deux et quelquefois trois fournées pour nourrir pendant une semaine les neuf bouches de la maison. Maria se chargeait invariablement de la première fournée ; invariablement aussi, quand la deuxième fournée était prête et que la soirée s’avançait déjà, la mère Chapdelaine disait charitablement :— Tu peux te coucher, Maria, je guetterai la deuxième cuite. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
La deuxième fournée de croissants et de chocolatines d’Édouard venait à point pour la fin des Vêpres rassasier toute cette foule, pour le retour à la maison. — (Jean-Pierre Duclos, À fleur de Roc, Cahors : Publi-fusion éditeur, 1994, p. 127)
(Par analogie) Quantité de toutes autres choses que l’on expose à l’action de la chaleur dans les fours.
Une fournée de faïence, de chaux, de tuiles.
(Quelquefois) (Sens figuré) (Familier) Un certain nombre de personnes qui sont nommées à la fois aux mêmes fonctions ou dignités.
Il ne sera pas de cette fournée pour la Légion d’honneur.
On annonce une nouvelle fournée pour le mois prochain.
Un certain nombre de personnes qui accomplissent ensemble les mêmes actes ou subissent le même sort.
Les visiteurs étaient admis par fournées.
Les suspects étaient jugés par fournées.
Le chemin de fer de l’Ouest jette sur le pavé sa fournée de voyageurs venant du Havre, le chemin de fer de l’Est sa fournée de voyageurs venant de Strasbourg, le chemin de fer du Nord sa fournée de voyageurs venant de Bruxelles ou de Berlin. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
Un guide qui passe avec une fournée de touristes, et qui comprend le français, fait remarquer à Madame qu’elle se trompe de façade. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, collection « Folio », 1974, page 353)
Parmi les visiteurs qui arrivent en sens inverse, dernière fournée avant la tombée du soir, elle a cru voir Michel. — (Marguerite Yourcenar, Quoi ? L'Éternité, 1988)
C’était une charrette, mais une charrette peinte de rouge, et chargée de plus de quatre-vingts corps vivants. Ils étaient tous debout, pressés l’un contre l’autre. Toutes les tailles, tous les âges étaient liés en faisceau. Tous avaient la tête découverte, et l’on voyait des cheveux blancs, des têtes sans cheveux, de petites têtes blondes à hauteur de ceinture, des robes blanches, des habits de paysans, d’officiers, de prêtres, de bourgeois ; j’aperçus même deux femmes qui portaient leur enfant à la mamelle et nourrissaient jusqu’à la fin, comme pour léguer à leur fils tout leur lait, tout leur sang et toute leur vie, qu’on allait prendre. Je vous l’ai dit, cela s’appelait une fournée. — (Alfred de Vigny, Stello ou Les diables bleus, page 353, Collection Hetzel, 1832)
==== Dérivés ====
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
fournée figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : groupe.
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
\fuʁ.ne\
Nancy (France) : écouter « fournée [Prononciation ?] »
=== Références ===
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (fournée), mais l’article a pu être modifié depuis.