escriene
التعريفات والمعاني
== Ancien français ==
=== Étymologie ===
De l’ancien bas vieux-francique *skreunia (« pièce, chambre »), apparenté à scherm en néerlandais qui nous donne écran, screen en anglais, mot issu de l'ancien français. Le TLFi le rattache à l'anglo-saxon sċearn et au norrois skarn (« fumier ») : les Germains bâtissaient des demeures souterraines qu'ils recouvraient de fumier pour les protéger du froid ; mais le lien sémantique avec *s-ker- (« couper » → voir scheren) est suffisant pour aboutir au sens de « abri fait de bois coupé, de planches, de branches coupées ») sans doute le même que celui qui lie capanna (« cabane ») et s-scapus (« tige, montant »). Voir aussi escremir.
=== Nom commun ===
escriene *\Prononciation ?\ féminin
Hutte, cabane ou chaumière souvent consacrée au tissage ou au filage.
Feussent alez en la ville de Combertrix de costé Chaalons pour eulx esbatre avec les jeunes filles à marier et femmes qui filoient ès escregnes, comme il est acoustumé à faire en temps d'iver, en laditte ville et pays d'environ. — (Registres du Trésor des Chartes, JJ 138, n°130 (mars 1390 n.s.))
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
Li vieille vient, et si descuevreL'uis de l'escriene, et puis si l'uevre. — (Del empereour Éracle, Gautier d'Arras)
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
==== Variantes ====
escraigne, escrienne, escreigne, escregne, escrene, escrenne, ecraine, ecrene, ecrenne, ecraigne, ecreigne, escraingne, escrainge
==== Dérivés dans d’autres langues ====
Français : écraigne, acrogne
=== Références ===
Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881–1902 → consulter cet ouvrage