enivrer
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(XIIe siècle) Du latin inebriare (« enivrer ») qui donne aussi la forme savante inébrier.
=== Verbe ===
enivrer \ɑ̃.ni.vʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’enivrer)
Rendre ivre. — Note : On le dit proprement des boissons alcooliques.
Les tailleurs de pierre mènent à peu près la vie de nos ouvriers de grandes villes; presque tous s’enivrent le dimanche et fêtent religieusement le lundi. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
(Par extension) Causer, en parlant de certaines autres choses, un étourdissement, un trouble de la raison, semblable à celui qu’on éprouve dans l’ivresse.
Nous ne pouvons pas croire qu’on haïsse et qu’on fasse le mal pour le mal. Moi-même j’ai besoin de faire un effort de raison pour m’effrayer de l’approche de ces hommes que je ne hais point. J’ai besoin de me rappeler que la guerre enivre, et qu’un soldat en campagne n’est pas un être jouissant de ses facultés habituelles. — (George Sand, Journal d'un voyageur pendant la guerre, 1871, page 121)
La musique enivre et règle le danseur, tandis que le curieux voit le mouvement seul et rit de ce pantin qui s’agite sans raison, car le curieux, lui, n’entend pas la musique. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
Puis le grand régal consistait à boire le sang chaud des amphibies dont les Esquimaux s’enivrent avec volupté. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
Pour Jacques, cette langue arabe était devenue une musique suave, parce que c’était sa langue à elle, et que tout ce qui était elle l’enivrait. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
Tantôt il croyait trouver les motifs de cette curiosité, il s’enivrait alors d’espérance […] — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
(Sens figuré) Enorgueillir.
Jamais je n’admirai rien de si héroïque, et David, quand il eut tué Goliath, ne dut pas avoir l’air plus enivré de triomphe. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
Or les responsables Verts, enivrés par leur succès, notamment en France, refusent de dire s’ils souhaitent gouverner avec la gauche ou la droite. — (Thomas Piketty, Thomas Piketty : « L’illusion de l’écologie centriste », Le Monde. Mis en ligne le 9 juin 2019)
Les louanges, les flatteries dont ils l’enivrent. — La prospérité enivre. — S’enivrer des éloges qu’on reçoit. — S’enivrer d’espérance. S’enivrer de la bonne opinion de soi-même.
==== Synonymes ====
==== Dérivés ====
désenivrer
enivrable
enivrement
réenivrer
s’enivrer
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
enivrer figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : boisson, ébriété.
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
France : écouter « enivrer [ɑ̃.ni.vʁe] »
Somain (France) : écouter « enivrer [Prononciation ?] »
(Région à préciser) : écouter « enivrer [Prononciation ?] »
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
=== Références ===
Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (enivrer)
== Ancien français ==
=== Étymologie ===
Du latin inebriare (« enivrer »).
=== Verbe ===
enivrer *\Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)
Enivrer.
Servir as feluns.... est ses saetes de sanc juste enivrer — (Th. le mart. 89, XIIe s.)
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
N'ai beu ne vin ne el [autre chose], par unt [par quoi] l'um se poisse enivrer — (Rois, XIIe s.)
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
==== Dérivés dans d’autres langues ====
Français : enivrer
=== Références ===
« enivrer », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage