dictum de omni et nullo

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (VIe siècle) Du latin dictum de omni et nullo (« maxime du tout et du rien »), d’après le passage des Premiers Analytiques d’Aristote (Ἀναλυτικὰ ΠρότεραI, Analytika Protera, 1, 24b26–30) (IVe siècle av. J.-C.). === Attestations historiques === La formulation latine canonique est issue de la tradition scolastique médiévale, notamment de Boèce (VIe siècle) qui en donne une version dans sa traduction latine de l’Organon aristotélicien (Priorum Analyticorum Aristotelis Libri Duo, Liber I, cap. 1, Patrologia Latina, t. 64, coll. 639–640), et de Guillaume d’Ockham (XIVe siècle). === Locution-phrase === dictum de omni et nullo \ˈdik.tum de ˈom.ni et ˈnul.lo\ (Philosophie, Logique) Principe fondamental de la syllogistique aristotélicienne selon lequel ce qui est affirmé (ou nié) universellement d’un genre ou d’une espèce peut être affirmé (ou nié) de tout sous-genre ou de tout individu qui lui est subordonné. Il se compose de deux parties : le dictum de omni (ce qui est affirmé universellement d’un sujet vaut de tout ce qui est contenu sous ce sujet) et le dictum de nullo (ce qui est nié universellement d’un sujet est nié de tout ce qui est contenu sous ce sujet). L’un des points sur lesquels il [Jan Łukasiewicz] entend se séparer de ces dernières est le dictum de omni et de nullo dont une première expression peut être : tout ce qui est énoncé d’un tout vaut pour tous les membres de ce tout, qu’il s’agisse d’une affirmation ou d’une négation. — (Michel Bastit, Jan Łukasiewicz contre le dictum de omni et de nullo, Philosophia Scientiæ, vol. 15, n° 2, p. 55, 2011. → lire en ligne) Les notions de genre et d’espèce sont donc des signes généraux de toutes les choses qui sont soumises à ces notions. De là la règle : Ce qui convient ou répugne au genre ou à l’espèce, convient ou répugne aussi à tous les objets qui sont compris sous ce genre ou sous cette espèce. Cette règle est précisément le dictum de omni et nullo. — (Emmanuel Kant, Logique , 1862. → lire en ligne) Pour Aristote, les sullogismos se divisent en parfaits et imparfaits. Le sens exact de cette distinction reste controversé, mais il suffit, pour la syllogistique, de comprendre que les syllogismes parfaits sont ceux qui ne nécessitent aucune justification autre que l’évidence. Cette évidence est cependant subordonnée à une claire compréhension des prédications exprimées par les propositions. Cette compréhension s’appuie sur une explication donnée par Aristote et que l’on peut qualifier de sémantique. Cette explication est traditionnellement désignée sous les étiquettes latines de dictum de omni et dictum de nullo — (Article Syllogisme (A), L’Encyclopédie philosophique, 2026. → lire en ligne) === Synonymes === dici de omni et de nullo (forme médiévale concurrente, notamment chez Guillaume d'Ockham) maxime du tout et du rien (traduction française occasionnelle) axiome d’Aristote (dans certains textes de logique) === Vocabulaire apparenté par le sens === Barbara carré aristotélicien carré d’Apulée carré des oppositions carré logique celarent contradiction contradictoire contraire contrariété dictum de nullo dictum de omni hexagone logique instantiation universelle logique formelle logique modale moyenne harmonique nota notae est nota rei ipsius prédicat proposition catégorique proposition particulière affirmative (ou existentielle affirmative) proposition particulière négative (ou existentielle négative) proposition singulière proposition universelle affirmative proposition universelle négative sous-contraire subalternation subcontraire syllogisme syllogistique === Hyperonymes === principe logique axiome === Hyponymes === dictum de omni dictum de nullo === Prononciation === \ˈdik.tum de ˈom.ni et ˈnul.lo\ — prononciation latine restituée \dik.tɔm də ɔm.ni e ny.lo\ — prononciation francisée courante.