cotte
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Nom commun 1) Du bas latin cotta, cottus attesté dans un texte du IXe siècle et issu [1], du francique kotta issu du germanique kozzo (« manteau de laine »). Diez [2] le tire de cutis, (« peau ») ; mais il y a deux difficultés : la déclinaison et surtout la déclinaison au masculin, supposant cuta et cutus ; puis le sens ; au lieu que le celtique et l’allemand se réunissent pour donner une étymologie : gaélique cot masculin et cota, cotha, quota en italien cotta. Devenu vieilli en français, mais toujours présent dans certaines langues régionales.
(Nom commun 2) (1838) Emprunt savant au grec ancien κόττος, kóttos (« chabot »).
=== Nom commun 1 ===
cotte \kɔt\ féminin
(Habillement) (Vieilli) Jupe.
J’ai encore un demi-ceint, deux cottes, Une robe de serge, un chaperon, deux bas, Trois chemises de lin, six mouchoirs, deux rabats. — (Mathurin Régnier, Satires, XI)
(En particulier) (Vieilli) Jupe de paysanne, plissée par le haut à la ceinture.
Tenez, voilà votre couronne, rendez-moi ma cotte grise. — (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, XIX, 5)
(Habillement) Blouse courte ou pantalon de travail porté par les ouvriers.
Un surtout, un grand en cotte bleue, qui ne misait que des pièces de cent sous, excitait son admiration. Quand il courait, celui-là, on entendait les écus sonner au fond de sa cotte… — (Alphonse Daudet, L’Enfant espion, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, page 26)
Elle les avait vus dehors vêtus d’une cotte bleue ou de vestons trop courts. Ils n'avaient pas vingt ans. — (Francis Carco, Jésus-la-Caille, Troisième partie, ch. III, Le Mercure de France, Paris, 1914)
Les mécaniciens avaient déjà enlevé leurs cottes, l’auto était prête. — (Stefan Zweig, traduit par Alzir Hella (2002), La pitié dangereuse, Grasset, Paris, 1939, page 271)
Je voyais, derrière un voile trouble, des ouvriers en cotte bleue accoudés au comptoir, et la patronne qui remplissait des verres, raflait la monnaie. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 158)
(Histoire) (Armurerie) Survêtement souple et solide, en forme de tunique, porté pour se protéger des blessures à la guerre, dans un duel ou dans une joute.
Or, au feu d’une torche en un flambeau grossier,Le Jarle, dans sa tour vieille que la mer ronge,Marchait, les bras croisés sur sa cotte d’acier. — (Leconte de Lisle, Poèmes barbares dans la bibliothèque Wikisource , « Le Jugement de Komor », Librairie Alphonse Lemerre, 1900 (1re éd. 1862), page 108)
Il ne supportait pas le poids de sa cotte de mailles.
(Charcuterie) Boyau de porc qui forme la saucisse.
Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
==== Quasi-synonymes ====
bleu de travail (3)
salopette (3)
==== Dérivés ====
==== Traductions ====
=== Nom commun 2 ===
cotte \kɔt\ féminin
(Zoologie) Chabot.
Les filets ramassèrent aussi un poisson hardi, audacieux, vigoureux, bien musclé (…), ennemi acharné des blennies, des gades et des saumons ; c'était la cotte des mers septentrionales. — (Jules Verne, 20 000 lieues sous les mers, t.2, 1870, p. 227)
==== Dérivés ====
=== Forme de verbe ===
cotte \kɔt\
Première personne du singulier de l’indicatif présent de cotter.
Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de cotter.
Première personne du singulier du subjonctif présent de cotter.
Troisième personne du singulier du subjonctif présent de cotter.
Deuxième personne du singulier de l’impératif de cotter.
=== Prononciation ===
La prononciation \kɔt\ rime avec les mots qui finissent en \ɔt\.
France (Nancy) : écouter « cotte [kɔt] »
==== Homophones ====
cote, cotes, cotent
cottes, cottent
kot, kots
kote, kotes, kotent
quotte, quottes, quottent
==== Paronymes ====
côte, côtes
=== Anagrammes ===
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=== Voir aussi ===
cotte sur l’encyclopédie Wikipédia
=== Références ===
[1] « cotte », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
[2] « cotte », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (cotte), mais l’article a pu être modifié depuis.
== Ancien français ==
=== Nom commun ===
cotte *\Prononciation ?\ féminin
Variante de cote.
=== Références ===
Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881–1902 → consulter cet ouvrage
== Gallo ==
=== Étymologie ===
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=== Nom commun ===
cotte \Prononciation ?\ féminin (graphie inconnue)
Jupon.
(Sens figuré) Mue.
(Sens figuré) Pipe à tabac.
=== Références ===
Jean-Marie Renault, Glossaire du parler de Trémeur, Famille Renault, 2008, 49 pages → [version en ligne] / [texte en ligne]
== Italien ==
=== Forme d’adjectif ===
cotte \ˈkɔt.te\
Féminin pluriel de cotto.
=== Forme de verbe ===
cotte \ˈkɔt.te\
Participe passé au féminin pluriel du verbe cuocere.
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
== Moyen français ==
=== Étymologie ===
Voir cotte.
=== Nom commun ===
cotte *\Prononciation ?\ féminin (pluriel : cottes)
(XIIe-XVe) Sorte de tunique à l’usage des deux sexes, portée sur la chemise et sous le surcot.
==== Dérivés ====
cotte-hardie, cotardie
cottillon, cotillon
==== Synonymes ====
jupe
jupon
cotillon
=== Références ===
François Noël et L. J. Carpentier, Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique et littéraire, 1839