chaussette-rose
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Fin XIXe siècle) L'expression est de Han Ryner, pour donner un terme à ce qui serait un bas-bleu masculin. — L'expression n'a pas fait florès.
=== Nom commun ===
chaussette-rose \ʃo.sɛt ʁoz\ féminin
(Rare) (Péjoratif) Écrivain dont la littérature était considérée comme efféminée.
M. Larroumet, chaussette-rose de la Sorbonne, trouve à Arvède Barine un talent viril. Pour le professeur Larroumet, le grand talent et la grande virilité, c'est de professer. — (Han Ryner, Le Massacre des Amazones, chap. 1, chez Chamuel éditeur, non daté (vers 1890?), p. 184)
Depuis quelque temps, je rencontre dans les journaux le mot « chaussette-rose » employé pour blâmer certains écrivains. (Je l'ai vu accolé aux noms de MM. Catulle Mendès et René Maizeitry). Un lecteur de l’Écho du Public pourrait-il m'indiquer l'origine et le sens exact de ce mot ? — (« Question n° 8069 » dans L'Écho du public : informations universelles par les lecteurs eux-mêmes, 4e année, n° 130 du 6 mai 1899 , p. 562)
On fait en soi-même un portrait merveilleux et très ressemblant surtout de l’adorable jeune fille ou de l’admirable femme qui écrit si bien : c’est un affreux Monsieur avec de grandes moustaches — une chaussette rose. — (Cyrano, « Les chaussettes roses », dans Le Petit journal de l'île de La Réunion, 13e année, n° 4216 du mercredi 5 août 1903, p. 2)
Ce pauvre et vénéré Édouard Rod, qui nageait sans se salir dans les eaux noirâtres des milieux académiques, […]!Comœdia disait l'autre jour de cette « chaussette rose » :Depuis qu'il vise l’Académie — il attend, pouvons-nous dire, qu'on vienne l’y chercher, […]. — (« Dans les revues », dans Les Nouvelles : Grand journal du Soir, Paris, 6e année, n° 1630 du mardi 30 septembre 1910, p. 2)
Ah ! monsieur, vous ne faites point de visites, vous ne fréquentez point au Café de la Rotonde, ou au Dôme, ou au salon d'un bas-bleu, ou à la fumerie académique d'une chaussette-rose, et feu notre maître Anatole France ne vous appela jamais mon cher ami ! — (Robert Randau, discours dans « En l'Honneur de la Littérature et de l'initiative Coloniale », dans la Chronique de l'Institut colonial français, 4e année, n° 3 du 15 février 1926, p. 20)