chat-huant
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(XIIIe siècle). Altération, d’après chat et huant, du judéo-français javan (« hibou », XIe siècle), puis de l’ancien français chahuan, chavan « chouette hulotte », issu du latin cāvannus emprunté au gaulois *cauannos. Voir le breton kaouenn, moyen gallois cuan, irlandais ulchabhán. Dès l’origine le vocable sert à désigner l’ensemble des rapaces nocturnes, mais plus spécialement la chouette hulotte, et « ceux qui possèdent deux touffes de plumes semblables à des oreilles de chat ».
=== Nom commun ===
chat-huant \ʃa.y.ɑ̃\ ou \ʃa.ɥɑ̃\ masculin
(Ornithologie) Oiseau rapace nocturne : la chouette hulotte (Strix aluco L. 1758).
Sept musiciens armés de tambours et de chichikoués […] s’étaient rayé la figure de noir et de rouge et portaient sur la tête des plumes de chat-huant retombant en arrière. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
C’était un homme de quarante ans à peu près, à l’œil gris et faux, au nez recourbé en bec de chat-huant, au facies élargi par des pommettes saillantes. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
Je me souviens que, dans les champs, les grillons chantaient et que, très loin, à la lisière du bois, j’entendais le chat-huant sonnant les heures nocturnes. — (Octave Mirbeau, Le Colporteur, 1886)
— Vous avez vu les chats-huants ? Hein, si on avait un fusil, comme on les dégoterait ! — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)
Il me fallait gueuler à mon tour par-dessus la table comme un chat-huant pour que le compagnon me comprît. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 211)
Un chat-huant vient quelquefois pousser son cri sinistre sous nos fenêtres, surtout en automne, à la chute du jour. Dans l’Oise, me dit quelqu’un, on appelle cet oiseau caouin, d’un nom qui imite assez bien le bruit qu’il fait. Il crie trois fois et se tait. — (Julien Green, Journal 1946-1950 - Le Revenant, Plon, 1951 ; réédition Le Livre de Poche, 1975, page 202)
(Ornithologie) Rapace nocturne qui possède deux touffes de plumes semblables à des oreilles de chat.
Andras, grand marquis aux enfers. On le voit avec le corps d’un ange, la tête d’un chat-huant, à cheval sur un loup noir et portant à la main un sabre pointu. Il apprend à ceux qu’il favorise à tuer leurs ennemis, maîtres et serviteurs ; c’est lui qui élève les discordes et les querelles ; il commande trente légions. — (Jacques Collin de Plancy/Dictionnaire infernal, Plon, 1863, p.32)
(Zoologie) Nom local de la nandinie (Nandinia bionata) en Afrique francophone.
==== Dérivés ====
chat-huané
==== Synonymes ====
caouin
huet (Vieux)
huette (Désuet)
hulotte (1)
hibou (2)
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
Alsace (France) : écouter « chat-huant [Prononciation ?] »
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
=== Voir aussi ===
chat-huant sur l’encyclopédie Wikipédia , et notamment la section qui y est consacrée à l'étymologie de l'expression « chat-huant ».
Origine du mot « chauve-souris » sur l’encyclopédie Wikipédia , et notamment la section : Même aventure étymologique pour le « chat-huant », où sont comparées les évolutions des étymologies de ces deux mots.
=== Références ===
« chat-huant », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (chat-huant), mais l’article a pu être modifié depuis.