bulgarisme

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === === Nom commun === bulgarisme masculin (Histoire) Mouvement national, sentiment patriotique ou idéologie d'affirmation culturelle et politique bulgare, dans le contexte de l'histoire des Balkans (notamment au xixe et au début du xxe siècle). Les adversaires de l'hellénisme ont coutume, се qui est d'ailleurs fort explicable, d'employer l'argument tiré du nombre des suffrages émis, en 1872, dans les diocèses macédoniens de Skopia, Achris et Velessa, lequel aurait démontré la supériorité du bulgarisme en Macédoine. Mais cet argument est très faible. Si l'on procédait aujourd'hui à un second scrutin, les rapports numériques entre les diverses nationalités, dans les trois diocèses, paraîtraient tout autres, car d'une part, beaucoup de Slaves qui se disaient Bulgares, en 1872, adhèrent aujourd'hui au serbisme; d'autre part, les partisans grecs, vlaques et albanais du patriarcat, qui étaient alors terrorisés, tournent de nouveau maintenant le dos au bulgarisme. — (Nicolaïdès, Cléanthès. La Macédoine: la question macédonienne dans l'antiquité, au moyen-âge et dans la politique actuelle. Johannes Raede, 1899. p 122. → lire en ligne) La Bulgarie a inondé le pays de prêtres et de professeurs bulgares qui entretiennent le bulgarisme dans les cœurs de leurs frères de race. — (Lardy Edmond. La Macédoine et ses habitants. In: Le Globe. Revue genevoise de géographie, tome 42, 1903. pp. 82-84. → lire en ligne) La population orthodoxe de Kilkis et en partie celle de Dojran, ainsi que celle des deux kaza de Dojran et d’Avret Hisar était donc pratiquement entièrement exarchiste – à l’exception de quelques uniates et de la communauté patriarchiste de la ville de Dojran (Karavas 2002a, 2003b). Les Grecs considéraient cette région comme le « rempart du bulgarisme » en Macédoine. Les journaux grecs s’y référaient comme à « l’acropole [i.e. citadelle] du bulgarisme ». — (Léonidas Embiricos, « Kilkis 1913 : territoire, population et violence en Macédoine », European Journal of Turkish Studies, 12, 2011, → lire en ligne) Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, l’illyrisme éclate en « bulgarisme, croatisme, yougoslavisme. » — (Nouschi, Marc. Petit Atlas historique du XIXe siècle - 2e éd., Armand Colin, 2016. p 191.)