branque

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === À rapprocher de l'argot piémontais branci, « âne » ou de l’occitan branco ou baranco ou encore barranco (Frédéric Mistral, Le Trésor du Félibrige, T.I,233), « trainard, personne éclopée, lendore » ou encore « radoteur ». À rapprocher également du suisse romand branko, « vieux cheval, vieux mulet » (patois du Valais). === Adjectif === branque \bʁɑ̃k\ masculin et féminin identiques (Argot) (Familier) Qui est un peu idiot ou stupide. Je me sentais un peu branque, la minute d’après, seulabre dans la bagnole de Pierrot. — (Albert Simonin, Touchez pas au grisbi, Série noire, Gallimard, Paris, 1953) Les deux potes en restaient tout branques, avec, dans l’esprit de Tony, un élément dominant d’inquiétude aux causes informulables sur le coup, une impression tarte. — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, Paris, 1958, page 57) Il se trouve bien branque de se démener comme il le fait. — (Albert Simonin, Hotu soit qui mal y pense, Gallimard, Paris, 1971, page 189) === Nom commun === branque \bʁɑ̃k\ masculin et féminin identiques (Argot) (Familier) Personne stupide, très naïve ou qui manque de sérieux ou de compétence. Cette vieille branque met tant d’ardeur dans sa rumba hot qu’on dirait tout le temps qu’elle va faire péter sa robe. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 18) – […] Pour que vous ne me preniez pas pour un branque et aussi… hum… Je vous connais, Burma… — (Léo Malet, Les rats de Montsouris, Robert Laffont, Paris, 1955) Quel branque !, Non, mais quel branque !Que signifie le terme branque ?Branque, connard, bouché à l'émeri ! — (Driss Chraïbi, La Civilisation, ma Mère !…, « Être », Chapitre 4, Folio, 1972)) On se glisse parmi ces bons branques, c’est le tremplin qui nous intéresse, on se paie des périlleux avant, des sauts de l’ange, pas spécialement impec mais on se marre. — (François Cavanna, Les Ritals, Belfond, 1978, page 160) « Scientifique », « scientifique », est-ce que j'ai la ganache d'Albert Einstein ? Hein ? Vous faites chier, à pénave comme des branques tout l’temps ! — (Johann Zarca, Braquo sauce samouraï, Paris : Fleuve noir, 2019, chapitre 15) Une supposition : qu'ils aient comme Malraux, [...], Qu'ils aient comme ce branque, Compté la musique pour moins que zéro, [...], M'auraient collé au mur avec ou sans bandeau — (Georges Brassens, Entre la rue Didot et la rue de Vanves, vers 41 à 46) ==== Synonymes ==== cinglé fada maboul cave (argot) bouché à l'émeri ==== Traductions ==== ==== Dérivés ==== branquignol === Prononciation === La prononciation \bʁɑ̃k\ rime avec les mots qui finissent en \ɑ̃k\. France (Vosges) : écouter « branque [Prononciation ?] » === Anagrammes === → Modifier la liste d’anagrammes === Références === TLFi Frédéric Mistral, Le Trésor du Félibrige, 1878, T.I, 233 Lazare Sainéan, Les Sources de l’Argot ancien, 1912, T.2, p 296 === Forme de verbe === branque \bʁɑ̃k\ Première personne du singulier du présent de l’indicatif de branquer. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de branquer. Première personne du singulier du présent du subjonctif de branquer. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de branquer. Deuxième personne du singulier de l’impératif de branquer. === Voir aussi === braque == Normand == === Étymologie === De l’ancien français branque, variante de branche, du bas latin branca. === Nom commun === branque \Prononciation ?\ féminin (Jersiais) Branche. === Références === Vocabulaithe Jèrriais-Angliais sur Société jersiaise == Picard == === Étymologie === Du bas latin branca. === Nom commun === branque \bʁãk\ féminin (Botanique) Branche. ==== Dérivés ==== branquelet === Références === Jean-Baptiste Jouancoux, Études pour servir à un glossaire étymologique du patois picard, 1880, vol. I Dictionnaires Freelang, Beaumont, 1997–2026 → consulter cet ouvrage