biopunk
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Date à préciser) De l'anglais biopunk.
=== Nom commun ===
biopunk \bjo.pœŋk\ masculin
(Science-fiction) (Anglicisme) Sous-genre de la science-fiction futuriste dystopique dérivé du cyberpunk basé sur l'exploration des implications sociétales et écologiques du génie génétique, du clonage et des autres biotechnologies tout en alliant le biohacking, la rétro-ingénierie et le communautarisme libertaire propres à la littérature punk.
Le biopunk serait tributaire à la fois à la culture DIY [do-it-yourself] adoptée dans les années quatre-vingts par le mouvement punk-hardcore et celle des cypher-punks incarnée chez le programmeur Eric Hughes. — (Daphné Esquivel Sada, Un labo à soi : l’idéologie DIYbio de démocratie des biotechnologies et la conjonction entre facultés manuelles et autonomie, thèse de doctorat, Département de sociologie, Faculté des Arts et Sciences, Université de Montréal, juin 2017 → lire en ligne)
Si la science-fiction française fut relativement timide depuis vingt-cinq ans, laissant les Anglo-Saxons dominer le genre avec le courant cyberpunk, elle semble s'intéresser davantage à un nouveau courant mobilisé par les problématiques écologiques, le biopunk, qui envisage depuis le manifeste Ribofunk de Di Filippo l'impact des mutations biotechnologiques sur les espèces vivantes et sur l'évolution. — (Thomas Michaud, Moissons futures, 2050: la SF française se met à table, anthologie par Daniel Conrad, La Découverte, 2005 [compte-rendu], Quaderni, année 2007, 65, pp. 131-134 → lire en ligne)
Pour Meredith Patterson, l’auteure du manifeste Biopunk, la réponse est sans équivoque : le régime à être promu n’est point celui de l’« éducation », mais bien celui de la « littéracie scientifique », car c’est grâce à l’approche manuelle du dernier que les bio-citoyens peuvent exister pleinement au sein des bio-sociétés. — (Daphné Esquivel Sada, Un labo à soi : l’idéologie DIYbio de démocratie des biotechnologies et la conjonction entre facultés manuelles et autonomie, thèse de doctorat, Département de sociologie, Faculté des Arts et Sciences, Université de Montréal, juin 2017 → lire en ligne)
=== Adjectif ===
biopunk \bjo.pœŋk\ masculin et féminin identiques
(Science-fiction) (Anglicisme) Relatif au biopunk.
Féérie, de Paul J. McAuley appartient justement au courant littéraire biopunk. Ce roman nous présente plusieurs « pirates de l’ADN » dont Alex, particulièrement doué en la matière : « [il sait] comment et à quel endroit précis ces atomes doivent s’insérer dans la chaîne moléculaire, […] pressent[ant] intuitivement les interactions subtiles qui provoquent des distorsions et des modifications dans la configuration moléculaire et la transforment en architectures nouvelles, plutôt intrigantes. (McAuley, 1999, p. 47.) » — (Ariane Gélinas, Identité trouble : manifestations littéraires du double, Postures, critique littéraire, Université du Québec à Montréal, Numéro 14, 2011, pages 71 à 84 → lire en ligne)
==== Variantes ====
bio-punk
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
biopunk figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : cyberpunk, science-fiction.
→ voir -punk
==== Traductions ====
=== Voir aussi ===
biopunk sur l’encyclopédie Wikipédia
== Anglais ==
=== Étymologie ===
(1992) Terme dérivé du préfixe bio- (« biotechnology »), avec le suffixe -punk introduit par Brian McHale dans Constructing Postmodernism.
=== Nom commun ===
biopunk \baɪˈ.pʌŋk\ (Royaume-Uni), (États-Unis)
(Science-fiction) biopunk.
[…] we [biopunks, biohackers] assert that the [individual] right of freedom of inquiry, to do research and pursue understanding under one’s own direction, is as fundamental a right as that of free speech or freedom of religion. — (Meredith Patterson, A Biopunk Manifesto, communication au symposium du Center for Society and Genetics, Université de Californie à Los Angeles, Outlaw Biology? Public Participation in the Age of Big Bio, 29 janvier 2010. → lire en ligne)
[…] nous [biopunks, biohackers] affirmons que le droit [individuel] à la liberté d'enquête, à faire des recherches et à rechercher la compréhension sous sa propre direction, est un droit aussi fondamental que ceux de la liberté d'expression et de la liberté de religion.
Returning to my original premise, i believe that the rise of biology as one of the driving forces of scientific progress since the late 1970s,the mainstream attention given to genetic engineering in the wake of the Human Genome project (1989–2003), the changing sociological view of a liquid modernity, and the shifting discourses on the posthuman form a historical nexus that produces the cultural formation of biopunk – in terms of both a socio-political and scientific Diy biology movement and its artistic negotiation in the popular culture imagination. — (Lars Schmeink, Biopunk dystopias: Genetic engineering, society, and science fiction, Liverpool University Press, 2016)
Pour revenir à ma prémisse initiale, je pense que l'essor de la biologie en tant que moteur du progrès scientifique depuis la fin des années 1970, l'attention accordée au génie génétique dans le sillage du projet Génome humain (1989-2003), l'évolution de la vision sociologique d'une modernité liquide et les discours changeants sur le post-humain forment un lien historique qui produit la formation culturelle du biopunk, tant en termes de mouvement sociopolitique et scientifique de biologie DIY que de sa négociation artistique dans l'imaginaire de la culture populaire.
==== Dérivés ====
-punk
=== Références ===
=== Voir aussi ===
biopunk sur l’encyclopédie Wikipédia (en anglais)