bernique
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Non, rien) (1756) D'origine inconnue. Attesté en 1725 sous la forme brenicle ; apparenté à berniquet, breniquet (« coffre à mettre le son »), de bren, bran (« son, excrément »).
(Patelle) (Date à préciser) Du breton brennig, apparenté à bernicle, bernache.
=== Interjection ===
bernique ! \bɛʁ.nik\
(Populaire) (Vieilli) Non, rien.
Lucienne. — Aussi bien ai-je agi envers vous, comme je voudrais qu’on agisse avec moi si jamais mon mari…Redillon, avec découragement. — Oh ! oui !… mais lui, bernique ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
Une petite balle là-dedans, et tu auras beau implorer les mânes de ton père… bernique ! pas un sou pour la Josette ! — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
Je leur donnais des cigares et ils n’aimaient pas le tabac. Alors, bernique, c’est fini. Plus de cadeaux. — (Georges Duhamel, Chronique des Pasquier, vol. 7 : Cécile parmi nous, Mercure de France, Paris, 1938)
C’est alors qu’on entrevoit ce qu’on aurait pu être, s’il n’avait pas fallu être ce qu’on est, et ce n’est pas tous les jours qu’il est donné de couper en quatre un cheveu de cette qualité. Car du moment que l’on vit, bernique. — (Samuel Beckett, Mercier et Camier, 1946, pages 135-136)
10 juin 1940 – Elle m’a déjà fait essayer beaucoup de pentes quand nous faisions du ski mais quant à essayer la vie pour lui dire quel goût elle a, bernique ! Qu’elle s’y frotte et s’y pique. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 28)
Oh, certes, elle se fût fouillé d’une pièce ou deux et vous les eût plantées, l’affaire achevée, dans la paume avec un mot de grâces et une mine dégoûtée, mais quant à vous allouer mieux, bernique. — (George R. R. Martin, Le Trône de fer, 1996, traduit par Jean Sola, 1998)
==== Dérivés ====
berniquer
==== Traductions ====
=== Nom commun ===
bernique \bɛʁ.nik\ féminin
(Ouest de la France) Patelle.
Dimanche, nous sommes allés à la pêche aux berniques près du Croisic.
Au long de la grève que le jusant découvre, un pêcheur de berniques se hâte, et des mousses arrivent, en courant, les jambes nues, barbotent dans les flaques, soulèvent les pierres tapissées de goémon, à la recherche des loches et des cancres… — (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1887)
Personne collante, qui recherche abusivement le contact des autres.
Quelle bernique, je me le suis coltiné toute la matinée !
==== Traductions ====
=== Forme de verbe ===
bernique \bɛʁ.nik\
Première personne du singulier de l’indicatif présent de berniquer.
Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de berniquer.
Première personne du singulier du subjonctif présent de berniquer.
Troisième personne du singulier du subjonctif présent de berniquer.
Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de berniquer.
=== Prononciation ===
La prononciation \bɛʁ.nik\ rime avec les mots qui finissent en \ik\.
France (Saint-Maurice-de-Beynost) : écouter « bernique [Prononciation ?] »
France (Vosges) : écouter « bernique [Prononciation ?] »
Suisse (canton du Valais) : écouter « bernique [Prononciation ?] »
France : écouter « bernique [Prononciation ?] »
=== Références ===
== Français cadien ==
=== Étymologie ===
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=== Nom commun ===
bernique \bærnik\ féminin
Lunettes.
=== Adjectif ===
bernique \bærnik\ féminin
Qui est fini, raté, trop tard, perdu.
C'est bernique! — (Albert Valdman et Kevin J. Rottet, Dictionary of Louisiana French: As Spoken in Cajun, Creole, and American Indian Communities, University Press of Mississippi, 2010, page 70)
C'est raté.
==== Variantes ====
bernicle
=== Références ===
Albert Valdman et Kevin J. Rottet, Dictionary of Louisiana French: As Spoken in Cajun, Creole, and American Indian Communities, University Press of Mississippi, 2010, page 70