ballettomanes

التعريفات والمعاني

== Français == === Forme de nom commun === ballettomanes \ba.lɛ.tɔ.man\ masculin et féminin identiques Pluriel de ballettomane. Les « pas de deux » de Nijinsky et de Pavlova tiennent du prodige, et les « ballettomanes » du Théâtre Michel n’ont pas le souvenir d’avoir jamais applaudi un couple de cette valeur. — (La Revue musicale, tome 11, 1930, page 44 → lire en ligne) Autant qu’aux enchaînements de pas noués par Fokine, il a voulu rester fidèle au violet évanescent des pétales fanés, deuil floral, linceul de la Rose. Et pourtant, sa danse semble appeler la pourpre éclatante de l’éclosion. « Mais moi je vois la vie en rouge », pourrait-il s’écrier après Verlaine ; on ne respire donc pas dans l’air qu’il déplace ce parfum grisant, délétère, impérissable que les « ballettomanes » de naguère avaient humé. — (André Levinson, Serge Lifar : destin d’un danseur, 1934 → lire en ligne) Comme on comprend qu’une figure aussi décorative ait séduit les ballettomanes ! — (Léandre Vaillat, La danse à l’Opéra de Paris, 1951, page 33 → lire en ligne) En outre Janine Solane aime à les varier [les pas] au maximum dans une phrase. Son Allegro du troisième Concerto brandebourgeois, à cet égard, est éblouissant. Mais les ballettomanes, inavertis au préalable, ne s’aperçoivent pas de cette richesse, parce que, dans le style Solane comme dans le chant grégorien, le mouvement est continu, le repos étant pris sur l’élan pour le prochain rythme. — (Stanislas Fumet, La poésie à travers les arts, 1954, page 149 → lire en ligne) Pour nous, nous prendrions la qualité précieuse dans son acception de matière ciselable pour une insurpassable perfection formelle, bien au-delà évidemment des ballettomanes de 1913, plus attentifs, Roland-Manuel le dénonce, à la chorégraphie qu’à la musique. — (Liliane Brion-Guerry, L’année 1913, 1971, page 331 → lire en ligne) A son exemple, les ballettomanes sont déroutés par la très belle partition écrite en trois mois par Edouard Lalo pour Namouna (1882). — (Marie-Françoise Christout, Histoire du ballet, 1975, page 66 → lire en ligne) Les ballettomanes savent désormais qu’à côté des ballerines il existe des danseurs tout aussi doués. — (Henry Gidel, Jean Cocteau, 1997, page 34 → lire en ligne) Maurice Béjart ravive en Belgique la flamme de la danse et son feu se répand bien au-delà du cercle des ballettomanes. — (Michel Robert, Maurice Béjart, une vie, 2008, page 74 → lire en ligne)