avoué
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Nom) Du latin advocatus (« défenseur, avocat »), participe passé du verbe advocare.
=== Adjectif ===
avoué \a.vwe\
Qui est reconnu comme vrai.
[…] : comment donc pourrait être grand le nombre de ceux dont les travaux auraient pour résultat avoué de rallier les sciences cosmologiques et noologiques, bien plus distantes en apparence, et, au dire de tant de gens, séparées par des abîmes ? — (Victor Meunier, De la synthèse : Introduction à la Revue synthétique, Paris : chez Pecquereau & Cie, 1842, p. 28)
- Que, dans ces circonstances, Verdier-Olive n'a point de titre avoué par les parties saisies ou reconnues, quant à son étendue et à son importance, ni même quant à son existence définitive, par la justice; […]. — (« Article 11816 : Un jugement du Tribunal de la Seine, en date du 28 juillet 1860, […] », dans Le contrôleur de l'enregistrement : recueil du notariat, tome 41, Paris, 1860, p. 320)
Véritable, conforme à sa nature, à sa définition.
Enfin On ne saurait penser à tout qui fut écrit pour être joué, est une transcription avouée et, en maint endroit, une copie textuelle du Distrait ou L'on ne saurait penser à tout de Carmontelle. — (Eugène Lintilhac, Histoire générale du théâtre en France, tome 5 : La comédie : de la Révolution au Second Empire, Paris : chez E. Flammarion, 1904, p. 287)
Qui est reconnu comme sien.
Par un relevé des baptistaires et mortuaires, dans les provinces de l'Ile-de-France, de la Normandie, de la Touraine, du Dauphiné, comparé avec celui de la ville de Lyon, le nécrologe des enfants avoués et des enfants délaissés offre une différence prodigieuse. — (Ange Blaize, « De la mortalité dans les hôpitaux et hospices de Paris », dans l’Encyclographie médicale, tome 6, publié par A. Lartigue, 1844, p. 72)
Nous plaignons d'ailleurs Héloïse cloîtrée à vingt ans, sans vocation, mais sans la vengeance de Fulbert, épouse d'Abélard, épouse avouée même, eût-elle été plus heureuse ? — (Charlotte Charrier, Héloïse dans l'histoire et dans la légende, Paris : Librairie ancienne H. Champion, 1933, p. 135)
Ouvertement ou officiellement reconnu ou déclaré.
C'est actuellement le thème journalier de la presse périodique en Russie, et ce plan, jadis traité de chimère, devient l’objectif avoué et généralement accepté de toute la nation. — (Émile de Laveleye, La nouvelle politique russe, dans la Revue des Deux Mondes, 41e année, 2e période, tome 96, Paris, 1871, p. 382)
[…], Bayle avait sous la main une matière plus ample pour ses comparaisons avec Malebranche, dans le livre Des Mystères, attribué par Proclus à Iamblique, et qui, s'il n'est pas de lui, est du moins l'ouvrage d'un de ses contemporains et l'exposition d'une doctrine avouée dans l'école. — (Jules Simon, Introduction, des Œuvres de Malebranche, tome 1 : Entretiens sur la métaphysique, Paris : chez Charpentier& Cie, 1871, p. xxxiv)
Approuvé ; confirmé.
Enfin il y a des cartésiens non seulement plus ou moins complets, mais aussi plus ou moins avoués : les uns ne craignent pas de professer le nom en même temps que les doctrines de leur maître; […]. — (Francisque Bouillier, Histoire de la philosophie cartésienne, tome 1, chap. 20, Paris : chez Durand & Lyon : chez Brun & Cie, 1854, p. 429)
==== Traductions ====
=== Nom commun ===
avoué \a.vwe\ masculin (pour une femme, on dit : avouée)
(Métier) (Justice) Officier ministériel, autrefois appelé procureur, dont la fonction est de représenter les parties devant les tribunaux et de faire en leur nom tous les actes de procédure nécessaires.
Depuis un demi-siècle les avoués existent, et dans cette longue période ils ont prouvé que l'héritage des anciens procureurs au Parlement n'était point tombé en des mains inhabiles. — (Amédée de Bast, Origines judiciaires : Essai historique et moral sur les notaires, les avoués, […], Paris : au comptoir des Imprimeurs unis, 1855, p. 311)
Ce défenseur ne peut être choisi par l'accusé, ou désigné par le juge, que parmi les avocats ou les avoués de la Cour d'appel ou du ressort, c'est-à-dire parmi les avoués de la Cour, quand l'affaire est portée à la Cour d'assises qui se tient au chef-lieu de la Cour d'appel, […]. — (Joseph-François-Louis Massabiau, Manuel du ministère public près les cours d'appel, les cours d'assises et les tribunaux civils, correctionnels et de police, tome 2, livre 5 : Affaires criminelles, titre 6, chap. 4, 3e éd., Paris : chez Cosse & Marchal, 1857, p. 478)
Mais comme il voulait concourir plus tard pour une chaire de professeur à l’École et qu’il n’avait pas d’argent, Deslauriers acceptait à Troyes une place de maître clerc chez un avoué. — (Gustave Flaubert, L’Éducation sentimentale, partie 1, chapitre 2, Librairie Charpentier, 1891, page 19)
Deux jours après, je passai devant le conseil de guerre, qui, après plaidoirie d’un avoué allemand, me condamna à mort pour espionnage. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 31)
(Désuet) Seigneur qui se chargeait d’être le protecteur, le défenseur des droits d’une église.
Sur les territoires d'immunité, les avoués remplaçaient les comtes. Chaque église de l’évêché avait son avoué, et il y avait pour la ville épiscopale un grand avoué, l’advocatus civitatis major, qui prétendait à la suprématie sur tous les avoués du domaine. Or, la substitution des avoués aux comtes était pleine d'avantages pour l'église. — (Louis Stouff, Le pouvoir temporel et le régime municipal dans un évêché de l'empire germanique jusqu'à la Réforme (l’évêché de Bâle), chap. 1, thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris, Paris : chez Larose et Forcel, 1890, p. 35)
Godefroy de Bouillon se constitua « l’avoué du saint Sépulcre » et le champion de Jésus-Christ. — (F. Chèvre, Histoire de St-Ursanne, du chapitre, de la ville et de la prévôté de ce nom, chap. 6, Porrentruy : chez Victor Michel, 1887, p. 140)
==== Dérivés ====
clerc d’avoué
constituer avoué
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
officier ministériel représentant les parties devant les tribunaux : bâtonnier
==== Traductions ====
=== Forme de verbe ===
avoué \a.vwe\
Participe passé masculin singulier de avouer.
Ainsi, il ne suffirait pas de dire que la police d’assurance a été adhirée ou perdue, pour être admis à en prouver l’existence ; il faudrait encore qu’il fût avoué ou justifié qu’un événement de force majeure a eu lieu, et qu’il a pu être la cause de cette perte. — (Pierre-Sébastien Boulay-Paty, Cours de Droit commercial maritime, 1834)
=== Prononciation ===
La prononciation \a.vwe\ rime avec les mots qui finissent en \we\.
France (Vosges) : écouter « avoué [Prononciation ?] »
Normandie (France) : écouter « avoué [Prononciation ?] »
Somain (France) : écouter « avoué [Prononciation ?] »
=== Anagrammes ===
→ Modifier la liste d’anagrammes
=== Voir aussi ===
avoué sur l’encyclopédie Wikipédia
=== Références ===
« avoué », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (avoué), mais l’article a pu être modifié depuis.
== Francoprovençal ==
=== Étymologie ===
Du latin
=== Préposition ===
avoué \Prononciation ?\
(Valdôtain) Avec.
==== Notes ====
Forme du valdôtain de la commune de Verrayes.
=== Références ===
?dwd=631,0 Grammaire francoprovençale: les prépositions