auri sacra fames

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === Du latin auri sacra fames, « exécrable faim de l’or ». === Locution nominale === auri sacra fames \Prononciation ?\ masculin (Soutenu) (Péjoratif) Cupidité ; envie de richesses ; besoin de s’enrichir. Au reste, j'ai moins besoin de m'étendre sur les effets salutaires de la coutume ancienne de ne point doter les femmes, que de justifier ma témérité à en rappeler le souvenir au milieu d'une nation possédée de l’auri sacra fames, et où marchent du même pas la soif inextinguible de s'enrichir par toutes sortes de voies, et la fureur prodigieuse de consommer à toutes sortes de folies. — (Louis de Bonald, Législation primitive, considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison, part. 2, chap. 12 : Nécessité du ministère politique, Paris : chez Le Clere, an XI, p. 380) Telle est l'attraction d'un heureux négoce, la puissance de l’auri sacra fames, que la population de Kasan, décimée par les maladies, se reconstitue par de constantes immigrations, […]. — (Xavier Marmier, « Voyage au Japon », cité dans L'École normale : journal de l'enseignement pratique, dirigé par Pierre Larousse, 3e année, n° 33 du 16 juin 1861, p. 110) Cet amour du lucre, cet auri sacra fames du poëte, que vous stigmatisez si éloquemment, ne saurait vous atteindre, vous qui vivez dans cette sereine région des principes, vous qui faites de l'art pour l'art seul ! — (Jules Caroz, La Pharmacie, ce qu'elle est, ce qu'elle devrait être, Paris : chez l'auteur, 1864, p. 155) L’acquisition de la richesse est la grande préoccupation de nos contemporains. Je ne me joindrai pas aux moralistes moroses qui condamnent « l’auri sacra fames ». — (R. de Ridder, L'enfance anormale et l'éducation , discours prononcé au IVe Congrès belge de psychiatrie et de neurologie de Gand (septembre 1908), Laeken-Bruxelles : Impr. A. Jonkheere, 1908, p. 6) Néanmoins, l’auri sacra fames est si puissante sur la race turque qu'en revenant de la pendaison de son confrère, un autre tchaouch risquait encore la corde en faisant évader deux Grecs moyennant un baghchiche de dix livres turques chacun (230 francs). — (R.P. Paul Christoff, Journal du siège d’Andrinople : notes quotidiennes d’un assiégé, Paris : chez Henri Charles-Lavauzelle, 1914, p. 137) Le P. Campenon rapporte que certains Hovas à la conscience plus ou moins facile et travaillés par l’auri sacra fames prirent ces bruits au sérieux. Une société s'était formée, disait-on, pour l'exploitation des cœurs humains... — (Henri Soula, Occupation et résistances en Imerina occidental : 1895-1897, chap. 1, Peyssies : chez l'auteur, 1996, p. 15)