au diable
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
(Date à préciser) → voir au et diable.
=== Locution adverbiale ===
au diable \o djɑbl\
Excessivement loin ; loin de tout.
Le pilote parvint à se poser à temps : ni lui, ni son mécanicien ne furent atteint par les flammes. Mais ils étaient au diable, sans eau ni vivres, dans une région en dissidence. — (Jacques Mortane, Jean Mermoz, Plon, 1937, page 22)
Pour des jeunes, Lyon, ce n’est pas au diable… — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 64, Robert Laffont, 1968)
Peut-être aussi, un peu, parce que juste à ce moment-là Jojo Vapaille en avait plein le cul de sa vieille et qu’il arrêtait pas de parler de se barrer au diable chercher du boulot et vivre sa vie. — (François Cavanna, Les Ritals, Belfond, 1978, page 216)
Elle habitait au diable, c’est-à-dire dans le lointain quartier de Kleparz, une masure sise dans la rue Kmieca. — (Charles Exbrayat, Le temps se gâte à Zakopane, 1986, page 72)
Se dit pour maudire, rebuter, repousser, renvoyer avec colère, avec indignation.
La revanche! Cela était bon au lendemain de la guerre, quand les blessures saignaient encore ; mais aujourd'hui! au diable soit l'importun! nos cicatrices sont fermées. — (« Comptes rendus analytiques : Marches et sonneries, chants du soldat, par Paul Déroulède », par H. M., Le Livre, 2e année, 9e livraison, du 10 septembre 1881, Paris : chez A. Quantin, p. 547)
Allez au diable ! cria l’étranger d’une voix terrible. Et fermez la porte derrière vous ! — (H. G. Wells, L’Homme invisible, 1897)
Leur fille n’avait-elle pas une cause de chagrin, qu’elle tenait cachée ? Les médecins étaient faits pour soigner le corps, mais si le moral leur échappait, au diable la besogne ! — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)
Au diable l’utopie, place aux réalistes qui ont si bien appris à intégrer les contraintes du réel qu’ils ne revendiqueront jamais la lune mais sauront transformer en avancée majeure le moindre compromis. — (Françoise Fressoz, « Nicolas Hulot pleure la fin de la “disruption”. Au diable l’utopie, place aux réalistes ! », Le Monde. Mis en ligne le 5 septembre 2018)
(Désuet) À vau-l’eau ; en javelle.
La récolte est mauvaise, qu'on criait partout! y’a pas d'foin dans les crèches ! l’commerce est mort: l’pays s'en va au diable: […]. — (Elzéar Labelle, « La conversion d'un pêcheur (de la Nouvelle-Écosse), opérette en un acte », dans Mes rimes, Québec : chez P. G. Delisle, 1876, p. 133)
L'espoir allemand d'une humanité désormais laborieuse et austère s'en allait au diable : les Bourses de commerce devenaient des établissements de spéculation éhontée et formidable auprès desquels le vieux bon jeu où l'on cartonne apparaissait vraiment comme une niaiserie. — (Edmond Picard, Les jeux de hasard et les cercles privés, chap. 1, Bruxelles : Imprimerie Veuve Ferdinand Larcier, 2e éd., 1893, p. 9)
==== Synonymes ====
→ voir Pétaouchnok (sens 1)
==== Dérivés ====
à tous les diables
aux cent mille diables
au diable l’avarice
au diable vauvert ou au diable Vauvert
aux cinq cents diables
aux trente-six diables
au tonnerre de Dieu
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
au diable figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : distance.
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
France (Vosges) : écouter « au diable [Prononciation ?] »
France (Lyon) : écouter « au diable [Prononciation ?] »
=== Références ===
Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (diable)