arsin

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (Seconde moitié du xiie siècle) De arses, variante de ardoir (« brûler, être en feu, incendier ») moyen français et ancien français). Le substantif, dans le sens générique d’« incendie », est attesté dès la seconde moitié du xiie siècle. Et dans le sens particulier d’« incendie judiciaire, destruction de la maison d’un homme coupable envers la cité », il est attesté à la fin du xiiie siècle (1281). L’adjectif (attesté en 1755) est dérivé de ars (ou ards), participe passé de ardre (« brûler, mettre le feu »), autre variante de l’ancien français ardoir) lui-même du latin ardēre. Avec le suffixe -in : on trouve d’ailleurs déjà arsinum (« droit de connaître le délit d’incendie ») en latin médiéval au xie siècle (Charta annualis 1071). ==== Attestations historiques ==== (1216) : Dunkes comenzat par mervilhouse maniere li arsins en soi mëisme retorneir — (Li dialoge Grégoire le pape, vers 1216, éd. Foerster 1876, cité dans le Trésor de la langue française informatisée.) Alors donc l’incendie commença par miracle à faire retour sur soi (revenir sur ses pas, repartir en sens inverse). === Nom commun === arsin \aʁ.sɛ̃\ féminin (Vieilli) (Désuet) Brûlure. Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter) (Vieilli) (Rare) Incendie. Le bois d’arsin est le bois d'un arbre qui a été touché par le feu lors d'un incendie de forêt. Arsin employé seul peut désigner plus spécifiquement l'arbre lui-même qui a été brûlé par le feu, soit les restes de bois encore sur pied détruit par l'incendie — (D'après l’Encyclopædia Universalis en partenariat avec le Dictionnaire Cordial.) (En particulier) (Vieilli) (Droit coutumier médiéval) Incendie judiciaire : en exécution d'une décision de justice, au Moyen-Âge, peine qui consistait à brûler la maison du condamné. On pouvait appeler cette coutume judiciaire « le privilège des arsins », « droit d'arsins » ou « l’arsin » tout court. L’arsin, dans le langage des coutumes de certaines communes médiévales du nord de la France (Saint-Omer, Lille…) et des Flandres (Liège…), était l’usage par lequel, quand une personne étrangère à la commune, fût-elle noble, était déclarée coupable d’avoir maltraité un bourgeois, et qu'elle négligeait de faire amende honorable à l’échevinage, plusieurs officiers et sergents de ville, parfois une milice levée dans la population, se rendaient au domicile du condamné et procédaient à la destruction de ses propriétés par le fer et le feu. — (D’après la Revue critique, 16 sept. 1976, p. 189. Cité en supplément dans la version numérique du Dictionnaire Le Littré, lire en ligne : Littré, entrée « arsin ».) ==== Notes ==== Ce terme est généralement utilisé au singulier. ==== Apparentés étymologiques ==== ==== Traductions ==== === Adjectif === arsin \aʁ.sɛ̃\ (Vieilli) (Rare) Bois sur pied qui a été endommagé ou détruit par le feu. En termes d’eaux et forêts, bois arsin, bois où le feu a pris, de quelque manière qu’il y ait été mis. — ((français) Émile Littré, Dictionnaire Littré entrée « arsin » sur littre.org. Consulté le 03/05/2026.) ==== Traductions ==== ==== Apparentés étymologiques ==== === Prononciation === \aʁ.sɛ̃\ Lyon (France) : écouter « arsin [aʁ.sɛ̃] » === Anagrammes === → Modifier la liste d’anagrammes === Références === == Ancien français == === Étymologie === Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici. === Nom commun === arsin Variante de arson. == Gallo == === Étymologie === Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici. === Nom commun === arsin \Prononciation ?\ masculin (graphie ABCD) (Loire-Atlantique) (Cuisine) Brûlé (en parlant du goût), roussi. === Références === Régis Auffray, Le Petit Matao, Rue des Scribes, 2007, 1000 pages, ISBN 978-2-90606464-5, page 93