aposter

التعريفات والمعاني

== Français == === Étymologie === (1180) De l’italien appostare (« tendre un piège, surprendre »). === Verbe === aposter transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’aposter) (Vieilli) (Littéraire) Placer en position de guetteur pour observer ou pour exécuter quelque chose. J’ai aposté quelqu’un à la porte du séminaire; pourquoi diable est-ce que tu ne sors jamais? — (Stendhal, Le rouge et le noir, 1830, réédition Gallimard, 2020, page 260) Aposter des troupes en prévision d’une défense ou d’une attaque. (Par extension) (Péjoratif) Mettre ou utiliser quelqu’un pour observer ou pour exécuter. Aposter des gens pour faire une insulte à quelqu’un. — Des témoins qu’on a apostés pour charger un innocent. — On avait aposté un notaire pour rédiger aussitôt le testament. Rachel avait aposté dans la salle un certain nombre d’amis et d’amies dont le rôle était de décontenancer par leurs sarcasmes la débutante, qu’on savait timide, de lui faire perdre la tête de façon qu’elle fît un fiasco complet après lequel le directeur ne conclurait pas d’engagement. — (Marcel Proust, Le Côté de Guermantes, Gallimard, 1921) (Pronominal) (Vieilli) Se mettre en poste quelque part pour guetter, tendre un guet-apens, etc. Les Benjamites furent avertis qu'ils pourroient s'approcher secrètement du lieu de la fête, s'aposter de manière à bien voir les femmes qui s'y trouveroient, et enlever sans résistance celles qu'ils voudroient pour épouses. — (Rabelleau, Histoire des Hébreux, tome 1, 1825, page 261) Il alla, suivi de vingt-cinq cavaliers, s'aposter dans une forêt que devait traverser l'archevêque. — (Marcellin Lagarde, Histoire du duché de Limbourg, 1848, page 103) […] car ils n’étaient venus, loin de leur brigade, s’aposter en cet endroit que pour en pincer un autre, le surnommé Souris, […]. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921) ==== Dérivés ==== aposté ==== Notes ==== Neuf verbes français en ap- s’écrivent avec un p simple et non double : apaiser, apercevoir, apeurer, apitoyer, aplanir, aplatir, aposter, apostropher et apurer. Tous sauf apostropher sont construits sur un allomorphe du préfixe latin ad-, alors que celui-ci est habituellement marqué par le doublement de la consonne qui le suit (d’ailleurs, anciennement, la plupart de ces verbes ne faisaient pas exception : l’on écrivait respectivement appaiser, appercevoir, applanir, applatir, apposter et appurer). D’autres verbes commençant par ap- avec un p simple sont cette fois construits sur un allomorphe du préfixe grec an-, exprimant la privation (par exemple apériodiser), ou sur le préfixe grec apo- (par exemple apocoper et apostasier). ==== Traductions ==== === Prononciation === \a.pɔs.te\ France (Vosges) : écouter « aposter [Prononciation ?] » France (Lyon) : écouter « aposter [Prononciation ?] » France (Toulouse) : écouter « aposter [Prononciation ?] » Vosges (France) : écouter « aposter [Prononciation ?] » Somain (France) : écouter « aposter [Prononciation ?] » === Anagrammes === → Modifier la liste d’anagrammes === Références === Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (aposter), mais l’article a pu être modifié depuis.