Gradivus
التعريفات والمعاني
== Latin ==
=== Étymologie ===
Il est pour *grandivus, apparenté [1] à gradus et grandis.
=== Adjectif ===
Gradivus \Prononciation ?\
(Religion) Épithète de Mars, qui était à l’origine une divinité champêtre (Mars Silvanus, Campestris, Custos, Conservator), s’appelait aussi Gradivus, « le dieu qui fait pousser ». Plus tard, Mars a été assimilé à Arès, dieu de la guerre, mais son surnom lui est resté. Notez, dans l’exemple ci-dessous l’étymologie que lui donne saint Isidore de Séville pour faire du dieu païen une sorte de « pousse-au-crime », attribuant, au passage, cette irrespectueuse étymologies aux Thraces.
quae sibi promissae sensit rata signa rapinae,innixusque hastae pressos temone cruentoinpavidus conscendit equos Gradivus et ictuverberis increpuit pronusque per aera lapsusconstitit in summo nemorosi colle Palatireddentemque suo iam regia iura Quiritiabstulit Iliaden: corpus mortale per aurasdilapsum tenues, ceu lata plumbea fundamissa solet medio glans intabescere caelo;pulchra subit facies et pulvinaribus altisdignior, est qualis trabeati forma Quirini. — (Ovide, Metamorphoses, livre XIV)
A ce signe, qui lui permet de ravir Romulus à la terre, Mars, la lance en main, monte fièrement sur son char ensanglanté, excite ses coursiers, franchit en un instant les plaines de l’air, et descend sur la cime couronnée de forêts du mont Palatin. Au moment où Romulus rendait la justice à son peuple, il l’enlève ; la dépouille mortelle du héros se dissout dans les airs, comme la balle de plomb vigoureusement lancée par la fronde. Il prend une forme divine, plus digne des banquets célestes, la forme de Quirinus revêtu de la trabée.
Mars autem apud Thracos Gradivus dicitur, eo quod in bello gradum inferant qui pugnant, aut quod inpigre gradiantur. — (Isidore, Etymologiarum libri, livre VIII)
La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
==== Dérivés ====
gradivicola (« qui honore Mars, belliqueux »)
=== Références ===
« Gradivus », dans Félix Gaffiot, Dictionnaire latin français, Hachette, 1934 → consulter cet ouvrage
[1] Michel Bréal et Anatole Bailly, Dictionnaire étymologique latin, 9e édition, Hachette, Paris, 1918 → consulter cet ouvrage