à la queue leu-leu
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
Composé de à la, queue et leu (« loup »). Le terme leu signifiait loup dans les parlers oïliques du Centre, lequel étant le continuateur régulier du latin lŭpu dans ces parlers. → voir l'étymologie de loup. La forme d'origine est à la queue le leu (en français moderne à la queue du loup), syntaxe régulière en ancien français (cf. La mort le roi Artu (la mort du roi Arthur), roman du XIIIe siècle).
=== Locution adverbiale ===
à la queue leu-leu \a la kø lø.lø\ invariable
En file indienne, l’un derrière l’autre, comme des loups en marche.
Les femmes se levèrent […] suivies par les hommes qui interrompaient leur pipe ou leur partie de bézigue, s’en furent à la queue leu leu par la petite porte qui donnait accès dans les coulisses. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
Cité j’ai ri de tes palais tels que des truffesBlanches au sol fouillé de clairières bleuesOr mes désirs s’en vont tous à la queue leu-leuMa migraine pieuse a coiffé sa cucuphe — (Guillaume Apollinaire, « L'Ermite », Alcools, in Œuvres poétiques, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1965, p. 102)
(Vieilli) Jeu d’enfants [1] [2], ainsi appelé parce qu’à ce jeu on marche à la suite les uns des autres, comme marchent les loups, qu’on appelait autrefois leux dans certaines régions du nord de la France.
==== Variantes orthographiques ====
à la queue leu leu
à la queueleuleu
==== Synonymes ====
==== Dérivés ====
défiler à la queue leu-leu
==== Vocabulaire apparenté par le sens ====
queue à queue
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
France (Île-de-France) : écouter « à la queue leu-leu [a la kø lø.lø] »
France (Vosges) : écouter « à la queue leu-leu [Prononciation ?] »
France (Vosges) : écouter « à la queue leu-leu [Prononciation ?] »
France (Lyon) : écouter « à la queue leu-leu [Prononciation ?] »
Aude (France) : écouter « à la queue leu-leu [Prononciation ?] »
=== Références ===
[1] : Romancero de Champagne, Prosper Tarbé, page 76, 1863, Brissart-Binet
[2] : Le grand vocabulaire françois, tome XXIV, page 47, Joseph Nicolas Guyot, Sébastien-Roch-Nicolas de Chamfort, Ferdinand Camille Duchemin de la Chesnaye, 1768, C. Panckoucke